UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU
Faculté des Sciences de la Santé
(F.S.S)
Section Médecine
Année Universitaire 1998-1999
THESEN°
LES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ L'ADULTE DANS LE
DEPARTEMENT DE DISSIN
(BURKINA FASO)
THESE
Présentée et soutenue publiquement le 03 Fevrier 1999
pour l'obtention du grade de DOCTEUR EN MEDECINE
(DIPLOME D'ETAT)
Par
SOMDA Manoubome dit Joseph
(Interne des Hôpitaux)
Né le 1er Mars 1970 à Dissin (BURKINA FASO)
DIRECTEUR DE THESE
JURY
Professeur T.R. GUIGUEMDE
PRESIDENT: Professeur Agrégé B. SONDO
CO-DIRECTEUR
MEMBRES: Professeur Agrégé P.D.ILBOUDO
Docteur L.K.TRAORE
Docteur N.KYELEM
Docteur L.K.TRAORE

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS
A.S.C. : Agent de Santé Communautaire
C.S.P.S. : Centre de Santé et de Promotion Sociale
D.N.S. : Différence statistiquement Non Significative
D.S. : Différence statistiquement Significative
F.S.S. : Faculté des Sciences de la Santé
F.V. : Forme Végétative
g: gramme
Kg : Kilogramme
Km : Kilomètre
mg : milligramme
ml : millilitre
mm : millimètre
mn: minute
O.M.S. : Organisation Mondiale de la Santé
T.C.B.1. : Traitement Communautaire à Base d'Ivermectine
V.P.P. : Valeur Prédictive Positive

UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU
Faculté des Sciences de la Santé
(F.S.S. )
LISTE DU PERSONNEL ADMINISTRATIF
Doyen
Pro
Robert B. SOUDRE
Vice-Doyen Chargé des Affaires
Académiques et Directeur de la
Section Pharmacie (VDA)
Pr. 1. Pierre GmSSOU
Vice-Doyen à la Recherche et
à la vulgarisation (VDR)
Pr. Ag. Jean KABORE
Directeur des Stages de la
Section Médecine
Pro
Ag. Y. Joseph DRABO
Directeur des Stages de la
Dr OUEDRAOGO / Rasmata
Section de Pharmacie
TRAORE
Coordonnateur c.E. S. de Chirurgie
Pro
Amadou SANOU
Secrétaire Principal
Mr
TRAORE Fakouo
Chef de Service Administratif
Mr
Mohamed Ousmane ZONGO
et Financier (CSAf)
Conservateur de la Bibliothèque
Mr Salif y ADA
Chef de la Scolarité
Mme Kadi ZERBO
Secrétaire du Doyen
Mme Mariam DICKO
Secrétaire du VDA
Mme KABRE Hakiéta
Secrétaire du VDR
Mme BONKIAN Edwige
Audiovisuel
Mr Alain Pascal PITROIPA
Reprographie
Mr Philipe BOUDA
Service Courrier
Mr Ousmane SAWADOGO

2
LISTE DES ENSEIGNANTS DE LA F.S.S.
ENSEIGNANTS PERMANENTS
Professeurs titulaires
Rambré Moumouni OlTIMINGA
Anatomie organogenèse
et chirurgie
Hilaire TIENDREBEOGO
Sémiologie et
Pathologies médicales
Tinga Robert GUIGUEMDE
Parasitologie
Bobilwindé Robert SOUDRE
Anatomie-Pathologique
Amadou SANOU
Chirurgie Générale et Digestive
Innocent Pierre GUIS SOU
Pharmacologie & Toxicologie
Bibiane KONE
Gynécologie - Obstétrique
Alphonse SAWADOGO
Pédiatrie
Professeurs associés
Ahmed BOU-SALAH
Neuro-chirurgie
Blaise KOUDOGBO
Toxicologie
Maîtres de Conférences
Julien YILBOUDO
Orthopédie -Traumatologie
Kongoré Raphaël OUEDRAOGO
Chirurgie -Traumatologie
François Réné TALL
Pédiatrie
Jean KABORE
Neurologie
Joseph Y. DRABO
Médecine IntemelEndocrinologie
Blaise K.SONDO
Santé Publique
Jean LANKOANDE
Gynécologie-Obstétrique
Issa SANOU
Pédiatrie
Ludovic KAM
Pédiatrie
Adama LENGANI
Néphrologie
Omar TRAORE N° 1
Chirurgie

3
Kampadilemba OUOBA
Oto Rhino Laryngologie
Piga Daniel ILBOunO
Gastro-entérologie
Albert WANDAOGO
Chirurgie Générale
Maîtres-Assistants associés
Rachid BOUAKAZ
Maladies infectieuses
Assistants associés
Caroline BRIQUET
Chimie -Analytique, Phannacologie
et Toxicologie
Valérie MURAILLE
Galénique et Chimie-Analytique
Maîtres-Assistants
Lady Kadidiatou TRAORE
Parasitologie
Mamadou SAWADOGO
Biochimie
Si Simon TRAORE
Chirurgie
Adama TRAORE
Dennatologie Vénérologie
Abdoulaye TRAORE
Santé Publique
Daman SANO
Chirurgie Générale
Arouna OUEDRAOGO
Psychiatrie
Joachim SANOU
Anesthésie-Réanimation
Patrice ZABSONRE
Cardiologie
Jean Gabriel OUANGO
Psychiatrie
Georges KI-ZERBO
Maladies Infectieuses
Théophile TAPSOBA
Biophysique
Rabiou
CISSE
Radiologie
Blami DAO
Gynécologie Obstétrique
Alain
BOUGOUMA
Gastro-Entérologie
Boubacar TOURE
Gynéco-Obstétrique
Michel AKOTlONGA
Gynécologie-Obstétrique

4
Rasmata
OUEDRAOGO/TRAORE
Bactério-Virologie
Assistants Chefs de cliniques
Tanguet OUATTARA
Chirurgie
Timothée KAMBOU
Chirurgie
Philippe ZOURE
Gynécologie-Obstétrique
T.Christian SANOU (in memoriam)
Oto Rhino Laryngologie
Madi KABRE
Oto Rhino Laryngologie
Doro SERME (in memoriam)
Cardiologie
Hamadé OUEDRAOGO
Anesthésie-Réanimation
physiologie
Alexis ROUAMBA
Anesthésie-Réanimation
physiologie
M. Théophile COMPAORE
Chirurgie
y. Abel
BAMOUNI
Radiologie
DAO/Maïmouna OUATTARA
ORL
Alain
ZOUBGA
Pneumologie
André K. SAMANDOULOUGOU
Cardiologie
KYELEM 1Nicole Marie ZABRE
Maladies Infectieuses
Rigobert TIllOMBIANO
Maladies Infectieuses
Raphaël DAKOURE
Anatomie-Chirurgie
Assistants
Robert O. ZOUNGRANA
Physiologie
Seydou KONE
Neurologie
Bobliwendé SAKANDE
Anatomie-Pathologique
Raphaël SANOU (in memoriam)
Pneumo-phtisiologie
Oumar TRAORE N°2 (in memoriam)
Radiologie
Pingwendé
BONKOUNGOU
Pédiatrie
ArsèneM. D.
DABOUE
Ophtalmologie

5
Nonfounikoun Dieudonné MEDA
Ophtalmologie
Athanase
MILLOGO
Neurologie
Boubacar
NACRO
Pédiatrie
Vincent
OUEDRAOGO
Médecine du Travail
TRAORE / BELEM Antoinette
Pédiatrie
DA S. Christophe
Chirurgie
KARFO Kapouné
Psychiatrie
NIANKARA Ali
Cardiologie
OUEDRAOGO Nazinigouba
Réanimation
SANON Aurélien Jean
Chirurgie
SORGHO / LOUGUE Claudine
Radiologie
YB / OUATTARA Diarra
Pédiatrie
ZANGO Bernabé
Chirurgie
Assistants Biologistes des Hôpitaux
Lassina
SANGARE
Bactério-Virologie
Idrissa
SANOU
Bactério-Virologie
Harouna
SANON
Hématologie/Immunologie
ENSEIGNANTS NON PERMANENTS
Faculté des Sciences et Techniques (FAST)
Professeurs Titulaires
Alfred S. TRAORE
Immunologie
Akry COULIBALy
Mathématiques
Sita GUINKO
Botanique-Biologie Végétale

6
Guy V.OUEDRAOGO
Chimie Minérale
Laya SAWADOGO
Physiologie-Biologie Cellulaire
Laou Bernard KAM ( in memorian )
Chimie
Maîtres de Conférences
Boukary
LEGMA
Chimie-Physique Générale
François
ZOUGMORE
Physique
Patoin Albert OUEDRAOGO
Zoologie
Adama
SABA
Chimie Organique
Philippe
SANKARA
Cryptogamie
Maîtres-Assistants
W.GUENDA
Zoologie
Léonide TRAORE
Biologie Cellulaire
Marcel BONKIAN
Mathématiques
et Statistiques
Longin SOME
Mathématiques
et Statistiques
Aboubakary SEYNOU
Statistiques
Ma~doB.OUEDRAOGO
Génétique
Jean
KOULIDIATY
Physique
Assistants
Apolinaire BAYALA (in memoriam)
Physiologie
Jeanne MILLOGO
T.P. Biologie-Cellulaire
Raymond BELEMTOUGOURI
T.P. Biologie Cellulaire
Gustave KABRE
Biologie
Drissa SANOU
Biologie Cellulaire
Institut du Développement Rural ( IDR )
Maîtres de Conférences

7
Didier ZONGO
Génétique
Georges Annicet OUEDRAOGO
Biochimie
Faculté
des
Sciences
Economiques
et
de
Gestion (FASEG)
Maître-Assistant
Tibo Hervé KABORE
Economie-Gestion
Assistants
Mamadou BOLY
Gestion
Faculté de Droit et Sciences Politiques (FDSP)
Assistants
Jean Claude TAITA
Droit
ENSEIGNANTS VACATAIRES
Mme Henriette BARY
Psychologie
Boukari Joseph OUANDAOGO
Cardiologie
Aimé OUEDRAOGO
Ophtalmologie
R. Joseph KABORE
Gynécologie-Obstétrique
Saïdou Bernard OUEDRAOGO
Radiologie
Dr Bruno ELOLA
Anesthésie-Réanimation
Dr Michel SOMBIE
Planification
Dr Nicole PARQUET
Dermatologie
M. GUILLRET
Hydrologie
M. DAHOU ( in mémoriam)
Hydrologie
Dr Bréhima DIAWARA
Bromatologie
Dr Annette OUEDRAOGO
Stomatologie
Dr Adama THIOMBIANO
Législation Pharmaceutique
Dr Sidiki TRAüRE
Galénique

8
Mr Mamadou DIALLO
Anglais
Mr KPODA
Anglais
Dr Badioré OUATTARA
Galénique
Dr Tométo KALOULE
Médecine du Travail
Dr Alassane SICKO
Anatomie
Dr Aline TIENDREBEOGO
Chimie Analytique et contrôle médic.
Dr Séni KOUANDA
Santé Publique
Dr Noël ZAGRE
Nutrition
Dr TRAORE / COULIBALy Maminata
Biochimie
ENSEIGNANTS MISSIONNAIRES
A.D.P.E.L.F.
Pro Lamine DIAKHATE
Hématologie (Dakar)
Pr. Abibou SAMB
Bactério-Virologie (Dakar)
Pro José Marie AFOUTOU
Histologie-Embryologie (Dakar)
Pro Makhtar WADE
Bibliographie (Dakar)
Pro M. K.A.
EDEE
Biophysique (Lomé)
Pro Ag. Mbayang NDIAYE-NIANG
Physiologie (Dakar)
Pro Ag. R DARBOUX
Histologie-Embryologie
(Bénin)
Pro Ag. E. BASSENE
Pharmacognosie (Dakar)
O.M.S.
Dr Jean-Jacques BERJON
Histologie-Embryologie
(Creteil)
Dr Frédéric GALLEY
Anatomie Pathologique (Lille)
Dr Moussa TRAORE
Neurologie (Bamako)
Pr. Auguste KADIO
Pathologies infectieuses et
parasitaires (Abidjan)
Pr Jean Marie KANGA
Dermatologie (Abidjan)

9
Pro Arthur N'GOLET
Anatomie Pathologique (Brazzaville)
Mission Francaise de Coopération
Pr. Etienne FROGE
Médecine Légale
Pr
AYRAUD
Histologie-Embryologie
Pr. Henri MOURAy
Biochimie (Tours)
Pro Denis WOUESSI DJEWE
Pharmacie Galénique ( Paris XI )
Pr. Mo BOIRON
Physiologie
Mission de l'Université Libre de Bruxelles
(ULB)
Pro Marc VAN DAMME
Chimie Analytique-Biophysique
Pr. Viviane MOES
Galénique

DEDICACES
JE DEDIE CE TRAVAIL. ...

A mon père Der Blaise SOMB "in memoriam"
Tu as su, malgré tant de difficultés, me condUire vers cette voie. Tu as
disparu précocement, mais je retiens l'exemple que tu as été.
A ma mère Yirbètouoré SOMDA
Tu as toujours répondu présent chaque fois que j'ai eu besoin de toi. Tes
nombreux sacrifices consentis sont à la base du succès actuel. Que Dieu te garde
longtemps auprès de moi.
A mes frères, sœurs, oncles, cousins, cousines, neveux et nièces
Votre soutien pour moi est inestimable; profonde gratitude.
A mon épouse Florentine SOME
Ce travail n'aurait probablement pas vu le jour sans ton assistance et ta
compréhension. Puisse ce travail récompenser tes efforts. Reçois ici le
témoignage de mon amour indéfectible.
A mon fils Dayignè Stève L.SOMDA
Tu es l'espoir de la continuité. Puisse ce travail servir d'excuse à un père
fréquemment absent.
A tous mes parents et beaux parents
Vous avez consenti de nombreux sacrifices tout au long de mon cursus.
l'espère ne pas décevoir vos attentes.

A tous(tes)mes amis(es)
Alfred, Peter, Paulin, Léon et famille, Yirbar, Lavoisier, Marcel,
Madeleine et Georges, Assumpta, Lucain et famille, Pascal, Désiré, Dar,
Florentin, Clarisse et tous les autres. Que nos liens se raffermissent davantage.
A mes promotionnaires (Primaire, CET, FSS)
Je vous souhaite plein succès dans votre vie professionnelle.
Aux habitants du département de Dissin.
Puisse ce travail, quoique modeste, traduire notre souci pour votre
mieux-être.

A notre Maître et Président du Jury
Professeur Agrégé Blaise SONDO
En acceptant de présider ce jury, vous nous faîtes un grand honneur. Nous
avons eu la chance de bénéficier de votre immense savoir au cours de notre
sixième année.
De votre personnalité, nous avons retenu parmi les nombreuses qualités
humaines, la simplicité, la disponibilité, la compréhension de l'autre. De votre .
enseignement, nous avons admiré la compétence et la rigueur scientifique.
Soyez assurez de notre respect.
A notre Maître et Juge.
Professeur Agrégé Piga Daniel ILBOunO
L'honneur que vous nous faîtes en acceptant juger ce travail est
considérable. Nous vous avons rencontré a plusieurs étapes de notre cursus et
nous avons pu constater l'immensité de votre savoir aussi bien théorique que
pratique. Votre présence dans ce jury souligne une fois de plus l'intérêt que vous
portez à la formation des étudiants. Nous vous en sommes très reconnaissant.
A notre Maître et Juge
Docteur Nicole KYELEM
C'est un grand honneur que vous nous faîtes en acceptant juger ce travail.
Nous savons votre munitie au travail et votre disponibilité. Vos remarques nous
seront très précieuses pour l'amélioration de ce travail.

A notre Maître et Directeur de thèse
Professeur Tinga Robert GUIGUEMDE
Vous avez très tôt suscité notre intérêt pour la parasitologie par votre
immense savoir. Lorsque nous vous avons parlé de ce travail, vous avez bien
voulu nous guider malgré vos multiples occupations. Et nous avons pu
bénéficier de votre compétence et de votre rigueur scientifique au cours de
l'élaboration de ce document. Nous vous témoignons ici notre profonde
gratitude.
A notre Maître et Co-directeur de thèse
Docteur Lady Kadidiatou TRAüRE
Vous avez guidé nos pas tout au long de l'exécution de ce travail. Votre
humanisme, votre disponibilité et votre simplicité auxquels s'ajoute une grande
rigueur scientifique, rendent le travail agréable à vos côtés. Nous vous en
sommes très reconnaissant.

REMERCIEMENTS
Nos remerciements vont:
A Pothin PODA et Isidore SOME pour les efforts consentis.
Au Docteur SANKARA Dieudonné et à tout le personnel du CM de
Dissin, pour votre disponibilité.
A Augustin SOMDA à la DIACFA et à sa famille.
A Christophe OUEDRAOGO au CHN-YO.
A madame SALOU au CHN-YO.
A Chantal au CHN-YO.
A Ousmane OUEDRAOGO au laboratoire du CHN-YO.
A tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce travail.

Par délibération spéciale, la Faculté des Sciences de la Santé a arrêté que
les opinions émises dans les dissertations qui seront présentées doivent être
considérées comme propres à leurs auteurs et qu'elle n'entend leur donner
aucune approbation ni improbation.

SERMENT D'HIPPOCRATE
"En présence des Maîtres de cette Ecole et de mes chers condisciples, je
promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité dans
l'exercice de la médecine. Je donnerai mes soins gratuits à l'indigent et
n'exigerai jamais de salaire au dessus de mon travail.
Admis dans l'intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s'y
passe; ma langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira
pas à corrompre les mœurs ni à favoriser les crimes.
Respectueux et reconnaissant envers mes Maîtres, Je rendrai· à leurs
enfants l'instruction que j'ai reçue de leurs pères.
Que les hommes m'accordent leur estime si je suis rester fidèle à mes
promesses. Que sois couvert d'opprobre et méprisé si j 'y manque".

Il
J. INTRODUCTION
Il

2
Le BURKINA-FASO est un pays tropical sous-développé dont la majorité
de la population réside dans les zones rurales.
L'économie du pays est basée sur l'agriculture et l'élevage pratiqués surtout
en milieu rural. Son développement économique passe donc nécessairement par
une bonne couverture sanitaire de la population rurale.
Or parmi les nombreux problèmes de santé qui se posent à cette
population, les maladies du péril fécal en général et plus particulièrement les
parasitoses intestinales occupent une grande place.
Pour lutter efficacement contre les parasitoses intestinales, il est important
dans chaque région, d'en avoir une connaissance approfondie. C'est ce qui nous a
incité à entreprendre une étude dans le département de Pissin en vue d'établir le
profil épidémiologique et clinique des parasitoses intestinales chez l'adulte.

3
II.RAPPELS SUR LES PARASITOSES
INTESTINALES.

4
11.1. Classification des parasites intestinaux humains [2, 21, 9, 66)
On distingue deux grands groupes de parasites intestinaux :
-les protozoaires
-les helminthes.
II. 1.1.Les p rotozoai res.
Ce sont des êtres unicellulaires dépourvus de chlorophylle. lis se
multiplient par mitose ou par reproduction sexuée. Ds sont doués de mouvements
pendant une partie plus ou moins grande de leur existence. En fonction de
l'appareil locomoteur, on distingue quatre classes:
-les rhizopodes
-les sporozoaires
-les ciliés
-les flagéllés.
Classe des rhizopodes
Ils se déplacent à l'aide de pseudopodes. Ce sont :
-Entamoeba histolytica
-Entamoeba coli
-Entamoeba polecki
-Entamoeba hartmanni
-Endolimax nana
-Dientamoeba fragi 1is
-Pseudolimax butschlii.
Classe des flae:éllés
Ils se déplacent à l'aide de flagelles. Ce sont:
-Trichomonas intestinalis
-Giardia (Lamblia) intestinalis
-Chilomastix mesnilii
-Retortamonas (Embadomona~) intestinalis
-Enteromonas hominis.
Classe des ciliés
Ils se déplacent à l'aide de cils vibratiles. Seul Balantidium coli possède un
intérêt médical.

5
Classe des sporozoaires
Ils sont dépourvus d'appareil locomoteur différencié. Ce sont:
-fsospora belli
-Sarcocystis hominis
-Cryptosporidium sp.

II.1.2. Les helminthes intestinaux
On distingue:
-les némathelminthes ou vers ronds ou nématodes
-les plathelminthes ou vers plats subdivisés en cestodes et en
trématodes.
Les nématodes
Ce sont pour la plupart des vers ovipares à sexes séparés. Les nématodes
intestinaux spécifiques de l'Homme sont :
-Ancylostoma duodenale (ou ankylostome)
-Necator americanus (ou ankylostome)
-Ascaris lumbricoïdes (ou ascaris)
-Enterobius vermicularis (ou oxyure)
-Strongyloïdes stercoralis (ou anguillule)
-Trichuris trichiura (ou trichocéphale)
-Trichinella spira/is (ou trichine qui est le seul vivipare).
Les cestodes
Ce sont des vers généralement hermaphrodites, dépourvus de tube digestif
et ayant un corps segmenté. Ce sont:
-Taenia saginata
-Taenia solium
-Hymenolepis nana
-Hymenolepis diminuta
-Diphyllobothrium latum
-Dipy/idium caninum.
Les trématodes
Ils sont pourvus d'un tube digestif incomplet et d'un corps non segmenté.
On distingue les douves (hermaphrodites) et les schistosomes (à sexes séparés).

6
Les douves:
-Fasciola hepatica
-Dicrocoelium dendriticum
-Fasciolopsis bush
-Clonorchis sinensis
-Opistorchis felineus
-Heterophyes heterophyes.
Certaines sont de localisation hépatique, mais leurs œufs sont éliminés dans
l'intestin.
Les schistosomes ou bilharzies:
-Schistosoma mansoni
-Schistosoma intercalatum
-Schistosoma mekongi
-Schistosoma japonicum.
II.2. Mode de contamination[7, 21]
Les parasites intestinaux peuvent pénétrer dans l'organisme par deux voies
différentes : la voie buccale et la voie transcutanée.
Pénétration par voie buccale
La contamination se fait par ingestion d'éléments infestants contenus dans
l'eau ou les aliments souillés à la faveur d'une faute d'hygiène.
Exemples: -oeufs embryonnés d'ascaris ou de trichocéphale
-kystes mûrs d'amibes ou oocystes mûrs de coccidies
-larves de taenias.
Pénétration par voie transcutanée
Elle se fait de façon active par effraction cutanée. Ce mode de
contamination est le fait des larves strongyloïdes d'ankylostome ou d'anguillule et
de la furcocercaire de schistosome
II.3. Répartition géographique[7, 18,21]
Les parasitoses cosmopolites
Elles peuvent s'observer sur toute la surface du globe. Cependant, elles
sont plus fréquentes en zones tropicales et intertropicales qu'en zones tempérées.
Exemples:
amibiase,
giardiase, trichomonase, ascaridiose, trichocéphalose,
téniasis.

7
Les parasitoses tropicales et intertropicales
Ce sont des parasitoses qui sévissent à l'état endémique exclusivement dans
les régions chaudes et humides du globe.
Exemples: nécatorose, anguillulose, bilharziose.
lIA. Eléments de pathogénie des maladies parasitaires[21]
Les parasites peuvent exercer sur l'organisme des actions diverses
quelquefois isolées, généralement associées, qui rendent souvent complexe la
pathogénie des maladies parasitaires. On distingue cinq types d'action sur
l'organisme :
Action spoliatrice
Tous les parasites s'accroissent plus ou moins directement aux dépens de
l'organisme auquel ils dérobent une partie des substances assimilables. Dans
certains cas, cette action est insignifiante (ascaris, oxyure) ; dans d'autres cas ,
elle est très importante (ankylostomes). Les animaux piqueurs (moustiques par
exemple) ont une action spoliatrice bien nette.
Action toxique
Elle est dûe aux toxines libérées au moment de la piqûre des hôtes vecteurs
ou au moment de la pénétration transcutanée des larves. Elle peut être aussi dûe
aux toxines sécrétées par certains parasites à l'intérieur de l'organisme. (toxines
nécrosantes des amibes, toxine hémolytique des bothriocéphales, etc...)
Action traumatique
.Effraction cutanée lors de la piqûre des vecteurs et lors de la pénétration
des larves de vers. Cette effraction cutanée constitue une porte d'entrée pour la
surinfection.
.Effraction des tissus lors de la migration des formes larvaires.
.Ulcération de l'intestin par les amibes.
Action mécaniq ue
.Obstruction de l'intestin ou du canal de WIRSUNG par un paquet
d'ascaris .
.Phénomène de compression par les kystes hydatiques.
Action inflammatoire et irritative
Certains parasites occasiOlment par leur présence même, une irritation plus
ou moins intense. On peut citer par exemple:
-l'irritation du côlon par certains protozoaires entraînant une
diarrhée.
-les dennatites parasitaires causées par la pénétration des larves de
vers.

8
11.5. Les principales manifestations cliniques des parasitoses intestinales[18,
24,36, 47, 48]
Quatre types de symptômes sont communément observés dans les
parasitoses digestives: les troubles digestifs, les manifestations cutanées, les
manifestations pulmonaires et la fièvre.
II.5.1. Les troubles digestifs
-La douleur
Sa localisation est un élément d'orientation dans les parasitoses intestinales
.épigastrique, de type pseudo-ulcéreux, elle évoque une
ankylostomiase ou une anguillulose;
.une douleur pseudo-appendiculaire peut évoquer une oxyurose;
.l'amibiase intestinale se manifeste par des épreintes et un ténesme.
-Les troubles du transit
.nausées et vomissements accompagnent souvent les douleurs
abdominales, surtout chez l'enfant. Dans les infestations massives,
des ascaris adultes sont parfois retrouvés dans les vomissements;
.une diarrhée mousseuse, irrégulière avec nausées évoque une
giardiase; un syndrome dysentérique une amibiase;
.la constipation est moins fréquente, mais peut s'alterner avec des
épisodes de diarrhées;
.l'inappétance peut aller jusqu'à l'anorexie au cours de la giardiase,de
la schistosomiase intestinale, du téniasis, mais une boulimie peut
paradoxalement s'observer dans ce dernier cas.
II.5.2. Les manifestations cutanées
-Le prurit
.il peut s'observer dans toutes les helminthiases en phase de
migration larvaire;
.le prurit anal est le maître-symptôme de l'oxyurose;
.on peut observer des lésions de grattage.
-L'éruption
.un urticaire peut s'observer lors de la primo-invasion hehninthique.
.le larbish dans certaines helminthiases se présente sous fonned'un
petit cordon érythémateux, sinueux, en relief.
Ces manifestations cutanées peuvent passer inaperçues.

9
II.5.3. Les manifestations pulmonaires des larves d'helminthes
Elles sont regroupées sous le tenue de syndrome de LüEFFLER : fièvre,
toux, hémoptysie parfois, infiltrats ou opacités pulmonaires non systématisées.
II.5.4. La fièvre
.fièvre lors de la migration larvaire intratissulaire~
.fièvre modérée de la schistosomiase intestinale et de l'amibiase
intestinale, surtout chez l'enfant.
Cependant la parasitose peut être asymptomatique et le diagnostic n'est
posé que par un examen parasitologique systématique. Quelquefois, elle n'est
révélée que par une complication.
11.6. Les principales complications des parasitoses intestinales[24, 36]
II.6.1. Les complications chirurgicales
-Occlusions intestinales
Un paquet d'ascaris adultes peut être responsable d'occlusion intestinale par
simple obturation de la lumière intestinale, par invagination ou par volvuius d'une
anse intestinale.
-Appendicite
L'ascaris et l'oxyure sont le plus souvent en cause par obstruction de la
lumière de l'appendice. Cependant des oeufs de shistosomes et de trichocéphale
sont parfois retrouvés dans l'appendice sans que leur rôle pathogène soit
clairement établi.
-Péritonite
Elle peut succéder à une appendicite d'origine parasitaire, à une occlusion
intestinale ou à une perforation des anses intestinales par des ascaris ou des
amibes hématophages.
-Accidents pseudolithiasiques
Des ascaris adultes engagés dans le canal cholédoque peuvent simuler ooe
lithiase cholédociemle. Les vers peuvent également migrer dans le canal de
WIRSUNG ou dans l'ampoule de VATER.
-Ruptures d'abcès amibiens du foie
Quoique de traitement d'abord médical, il peut nécessiter un drainage
chirurgical.

10
II.6.2. Les complications médicales
-Malnutrition et déshydratation
Les troubles du transit observés au cours des parasitoses intestinales
peuvent être responsables de pertes hydro-électrolytiques avec déshydratation.
Parfois même s'installe un syndrome de malabsorption (giardiase, anguillulose)
entraînant une dénutrition avec altération de l'état général.
-Anémie
Les infestations massives
au cours
de
l'ankylostomiase et
de
la
trichocéphalose sont responsables d'une anémie parfois sévère.
-Complications hépato-spléniques, cardio-pulmonaires,
neurologiques, cutanées.
Elles sont dûes le plus souvent à la bilharziose intestinale ou à
l'amibiase.On peut aussi observer des cardiopathies anémiques d'origine
ankylostomiemle.
II.7. Diagnostic paraclinique des parasitoses intestinales[15, 19, 20, 38]
II. 7.1. Examen parasitologique des selles
Examen macroscopique des selles
Elle doit apprécier:
-la consistance de la selle;
-la présence d'éléments surajoutés non fécaux: mucus,
sang;
-la présence de formes adultes: ascaris, oxyure,
anneaux de ténias.
Examen microscopique
Il doit obligatoirement comporter:
-un examen direct à l'état frais;
-une ou deux techniques de concentration
dont les principales sont
.la méthode de RITCHIE simplifiée,
.la méthode de BLAGG (MIF-Concentration),
.la méthode de BAILENGER,
.la méthode de TELEMANN-RIVAS,
.la méthode de WILLIS,
.la méthode de JANECKSO-URBANYI.
Une quantification des éléments parasitaires peut être nécessaire dans les
enquêtes épidémiologiques (méthode de KATO, de BRUMPT, STOLLS).

11
II.7.2. Les autres circonstances de découverte paraclinique
-aspiration duodénale: giardia, anguillule,douves
-endoscopie digestive : parasites adultes ou larves
-radiologie : ascaris
-interventions chirurgicales: ascaris, ténias, oxyure.
II.7.3. Les examens biologiques d'orientation
-L'hémogramme:
.hyperéosinophilie sanguine
.anémie
-Les examens sérologiques
La recherche d'anticorps anti-parasitaires n'est pas courante du fait de la
complexité de sa mise en oeuvre et des indications limitées.
II 8. Traitement des parasitoses intestinales (19, 34, 36, 60)
II.8.1. Traitement médicamenteux
Seuls les principaux médicaments utilisés au BURKINA FASO seront
étudiés. Nous envisagerons ici les indications, la posologie et les contre-
indications.
II.8.1.1. Les antihelminthiques
Contre les vers ronds
-Albendazole (ZENTEL®, ALBEN®)
Indications: anguillulose, ascaridiose, ankylostomose, trichocéphalose,
oxyurose.
Posologie: anguillulose: 400mg par jour pendant 3 jours
ascaridiose, ankylostomose, trichocéphalose, oxyurose:
400mg en prise unique
Contre-indications: grossesse
-Mébendazole (VERMOX®)
Indications: oxyurose, ascaridiose, trichocéphalose, ankylostomose
Posologie: oxyurose: enfant de moins de 13 ans : 100mg en prise unique
enfant de plus de 13 ans et adulte : 200mg en 2
pnses
ascaridiose, ankylostomose, trichocéphalose : 200mg par jour
pendant 3 jours, renouvelable 2 à 3 semaines plus tard.
Contre-indications: grossesse.

12
-Fluhendazole (FLUVERMAL®)
Dérivé direct du mébendazole, il présente les mêmes indications et le
même mode d'utilisation.
-Lévamisole (SOLASKIL®)
Indications : ascaridiose, ankylostomose
Posologie: ascaridiose : enfant: 3mg/kg en prise unique
adulte: 150mg en prise unique
ankylostomose : la posologie est doublée pendant deux jours
consécutifs.
-Pamoate de pyrantel (COMBATRIN®, HELMINTOX®)
Indications : oxyurose, ankylostomose, ascaridiose.
Posologie : oxyurose, ascaridiose : 10mg/kg en prise unique
ankylostomose : 20mglkg par jour pendant 3 jours.
-Tiahendazole (MINTEZOL®)
Indications : anguillulose, ascaridiose, ankylostomose, oxyurose.
Posologie: 50mglkg par jour en une prise pendant 2 à 3 jours
consécutifs. Une deuxième cure est nécessaire 2 à 3 semaines
plus tard.
Contre-indications: grossesse, allaitement, insuffisance rénale ou
hépatique
Contre les vers plats
-Niclosamide (TREDEMINE®)
Indications : téniasis, hyménolépiase.
Posologie et mode d'administration:
-téniasis : le patient à jeûn depuis la veille, ingère la dose utile en 2
prises à une heure d'intervalle :
-moins de 2 ans : 0,5g
-2 à 7 ans : 19
-plus de 7 ans : 2g.
Dans le cas de Tœnia solium, une purgation est nécessaire
1 à 2 heures après la deuxième prise.
-hyménolépiase : la cure dure 7 jours
10 : même posologie que dans les téniasis
JI à 16 : la dose quotidielme est réduite de moitié.
Contre-indications: par prudence en début de grossesse.
-Praziquantel (BILTRICIDE®)
Indications: téniasis, hyménolépiase.
Posologie: 10 à l5mg!kg en prise unique.
Contre-indications: à déconseiller chez la femme enceinte.

13
Contre Schistosoma mansoni
-Praziquantel (BILTRICIDE®)
Posologie: 40mg/kg en prise unique pendant 2 jours
Contre-indications: grossesse.
-Oxamniquine (VANSIL®, MANSIL®)
Posologie: 15 à 20 mg/kg en prise unique
Contre-indications: grossesse, allaitement, insuffisance rénale,
antécédent de comitialité.
Contre les douves intestinales
-Niclosamide (TREDEMINE®) : même posologie et mêmes précautions que
dans les téniasis.
-Praziquantel (BILTRICIDE®) : dose unique de 15mg/kg.
II.S.l.2. Médicaments des protozoaires
Les nitro-imidazolés (amœbicides tissulaires)
-Métronidazole (FLAGYL®, SUPPLIN®)
Indications: amibiase, trichomonase, giardiase.
Posologie: enfant: 30 à 40mg!kg
adulte: 1,5g par jour pendant 7 jours.
Contre-indications : premier trimestre de la grossesse, lactation, troubles
neurologiques organiques, malades traités par le
disulfurame et la warfarine~ sensibilité aux dérivés
imidazolés.
-Secnidazole (FLAGENTYL®)
Indications: amibiase, trichomonase, giardiase.
Posologie: enfant: 30mg/kg en une prise
adulte: 2g en une prise.
Contre-indications: voir métronidazole.
-Tinidazole (FASIGYNE®)
Indications: amibiase, trichomonase, giardiase.
Posologie: adulte: 2g par jour en une prise pendant 4 à 5 jours.
enfant: 50 à 70mg!kg en une prise, sans dépasser 2g
Contre-indications: voir métronidazole.
Les hydroxyguinoléines(amœbicides de contact)
-Tibroquinol (INTETRIX P®)
Indications : amibiase.
Posologie: enfant: 2 à 3 mesureslkg par jour pendant 10 jours.
Contre-indications: insuffisance rénale ou hépatique.

14
-Tiliquinol+tibroquinol (INTETRIX®)
Indications: amibiase (amœbicide de contact).
Posologie: 4 à 6 gélules par jour dans l'amibiase aigüe, en association
avec les amœbicides tissulaires.
4 gélules par jour pendant 10 jours dans l'amibiase
chronique.
II.8.2. Traitement chirurgical
Le traitement chirurgical est indiqué en cas de complication chirurgicale.
II.9. Prévention et prophylaxie des parasitoses intestinales [24,39, 40, 41J.
Mieux vaut prévenir que guérir; le dicton s'applique plus que jamais aux
maladies parasitaires. En effet, la prophylaxie de ces affections pose un problème
encore plus important et certainement aussi urgent que le traitement des
personnes déjà atteintes.
La lutte contre les parasitoses intestinales met en œuvre un ensemble de mesures
destinées à interrompre la transmission, à protéger le terrain réceptif et à parfaire
l'éducation sanitaire et sociale. Ces mesures sont individuelles ou collectives.
II.9.1. Les mesures individuelles
Les règles d'hygiène sont essentielles:
-propreté des mains,
-filtration ou ébullition de l'eau de boisson,
-nettoyage soigneux des fruits et des légumes,
-éviction de la viande mal cuite, ce qui se heurte
malheureusement à des habitudes alimentaires bien ancrées,
-défécation dans des latrines,
-port de chaussures qui est efficace mais illusoire dans le
cadre de certaines professions (agriculture par exemple),
-éviction des bains dans les eaux stagnantes.
II.9.2. Les mesures collectives
-Lutte contre le péril fécal (aménagement de latrines et
sensibilisation de la population à leur utilisation).
-Approvisionnement de la population en eau potable.
-Evacuation des eaux stagnantes.
-Contrôle médical des aliments vendus sur le marché.
La mise en œuvre de toutes ces mesures néces9te des moyens financiers
qui, le plus souvent, dépassent les possibilités des pays concernés.

15
Il
III. ENONCE DU PROBLEME
Il

16
Malgré les nombreux progrès réalisés depuis dans les domaines de
l'hygiène et de la médecine préventive, les maladies parasitaires et plus
particulièrement les parasitoses digestives demeurent un problème de santé
publique dans les pays tropicaux [28] dont le BURKINA-FASO.
L'O.M.S. a estimé en 1987 qu'environ 1 milliard d'Hommes souffrent
d'ascaridiose, 900 millions hébergent des ankylostomes (avec des centaines de
milliers de cas d'anémie) et 800 millions des trichocéphales [40].
L'amibiase reste à l'heure actuelle, l'une des parasitoses les plus répandues:
selon l'O.M.S., 480 millions de personnes sont parasitées par Entamoeba
histolytica,
soit 10% de la population mondiale. L'amibiase invasive est plus rare,
estimée à 48 millions de personnes environ, mais tue quand même 40.000 à
110.000 personnes par an [42].
La gravité des parasitoses intestinales chez l'adulte relève moins de leur
intervention dans la mortalité que de leurs conséquences sur le déveleppement
économique et le bien-être social. Elles diminuent les capacités de travail et de
productivité des travailleurs~ c'est ainsi par exemple que l'anémie ferriprive
d'origine ankylostomienne provoque chez les ouvriers de plantations, selon un
rapport d'un comité d'experts de l'OMS, un rendement journalier qui, en fonction
de la gravité de l'anémie, est inférieur à 24% [40]. De même, selon le même
rapport, au Mexique, l'absentéisme dû à l'amibiase a été évalué à 10.000
années/homme. Eofm elles entraînent une augmentation non négligeable des coûts
des soins médicaux: toujours au Mexique et selon le rapport sus-cité, 1,6% du
budget du Ministère de la santé est consacré à l'amibiase maladie; à Rangoon 3%
des hospitalisés sur 3 ans l'ont été pour une complication chirurgicale de
l'ascaridiose.
Le problème des parasitoses intestinales est inégalement ressenti dans le
monde : somme toute mineur dans les pays developpés préoccupés plutôt par les
maladies cardio-vasculaires et les cancers, le problème des parasitoses
intestinales demeure très préoccupant avec une répercussion socio-économique
de plus en plus néfaste dans les pays du tiers monde. Cette importance des
parasitoses intestinales est sans doute liée au péril fécal, aux conditions
climatiques favorables, à l'absense de mesures générales d'assainissement
(absense d'eau potable, de tout-à-l'égout dans les zones rurales), à l'utilisation
d'engrais humains, ce qui favorise la dissémination des parasites et la
contamination alimentaire, enfin au manque d'hygiène individuelle.

17
Cependant,
même
dans
les
pays
sous-développés,
les
parasitoses
intestinales suscitent en général peu d'engouement à côté des grandes maladies
prioritaires telles que le paludisme et les bilharzioses, et ceci tant chez les
professionnels de la santé (comme en témoigne la banalité habituelle de la
découverte d'une parasitose intestinale) que chez les autorités sanitaires (absence
de programme de lutte contre les parasitoses intestinales).
Ce manque
d'engouement est lui-même lié à la latence clinique trompeuse des parasitoses
intestinales, à la faible mortalité qu'elles entraînent directement et à la difficulté
d'appréciation de leur retentissement sur la santé et le déveleppement économique
[40].
Très peu d'études sur les parasitoses intestinales ont été ménées au Burkina
Faso. De plus, ces études ont rarement concerné le milieu rural. Or la mise en
place des stratégies de lutte repose d'abord sur un bilan épidémiologique afin
d'établir la prévalence des diverses parasitoses en fonction de l'âge et parfois du
sexe, les périodes de transmission dans l'année, les comportements humains à
risque en particulier les habitudes alimentaires , l'attitude des habitants vis-à-vis
des parasites. C'est dans ce cadre que nous avons décidé d'apporter notre
contribution en menant cette enquête dans le département de Dissin. Par cette
étude, nous voulons établir le profil épidémiologique des parasitoses intestinales
de l'adulte et déterminer les signes cliniques liés à ces affections.
Le choix du département de Dissin précisement se justifie également par la
constatation d'un grand nombre de cas de parasitoses intestinales diagnostiquées
sur les régistres du Centre Médical de Dissin lors d'un stage que nous avons
effectué en 1993 dans cette structure sanitaire.

18
Il
IV. OBJECTIFS
Il

19
IV.l-Objectif général.
Etablir le profil épidémiologique et clinique des parnsitoses intestinales
chez l'adulte dans le département de Dissin.
IV.2-0bjectifs spécifiques.
- Identifier les différents parasites intestinaux de l'adulte dans le
département de Dissin.
- Déterminer la prévalence des parasitoses intestinales chez adulte.
- Déterminer les signes cliniques liés aux parasitoses intestinales chez
l'adulte.
- Identifier les facteurs de risque liés aux parasitoses intestinales chez
l'adulte.

20
Il V. REVUE DE LA LITTERATURE Il

21
Au cours de ces deux denrières décennies, les parasitoses intestinales ont
fait l'objet de nombreuses études. Ces études ont pennis de situer la place
qu'occupent les parasitoses intestinales dans l'ensemble de la pathologie
infectieuse.
Dans le monde, en dehors du continent africain, certaines régions tropicales
ont fait l'objet d'études épidémiologiques:
A la Martinique, VILLON et Coll. en 1983 [65], avaient trouvé dans les
communes rurales, un taux de prévalence global des parasitoses intestinales de
63%. Le biparasitisme réprésentait 13% et le triparasitisme 40/0 de l'ensemble des
résultats positifs. Les hommes adultes étaient plus infestés que les femmes pour
l'ankylostomiase.
En Colombie, en région amazonienne, une étude faite par PENOT et coll.
en 1978 [46], présentait la fréquence des associations parasitaires comme suit:
-2 parasites
37 0/0
-3 parasites
26 %
-4 parasites
6 %
-5 parasites
1 0/0.
En Amazonie péruvienne, BOURBE et coll. (1984) [8] au cours d'une
enquête épidémiologique sur les parasitoses intestinales, avaient retrouvé un taux
de prévalence global de 92 0/0.
En Afrique, les différentes études montrent une prévalence des parasitoses
intestinales variable selon les pays:
Au Rwanda, une étude faite par SCAGLIA et Coll. en 1983 [57] chez les
ethnies pigmoïdes Batwa et Hutus, avait montré un taux de positivité pour les
parasites intestinaux (protozoaires et/ou helminthes) de 100%) chez les 309 sujets
examinés.
En Ethiopie, le taux de prévalence de l'ankylostomiase dans la région de
Gambela était de 840/0 chez les adultes selon TESFAYB et Coll. en 1992 [59].
En Centrafrique, MONGES et TESTA [32] avaient trouvé en milieu
scolaire, à Bocaranga et à Paoua des taux de prévalence respectifs de 61 % et de
62% pour les helminthiases. Les ankylostomes et Schistosoma mansoni étaient
les plus fréquemment retrouvés.

22
KOFFI en 1988 [27] avait trouvé un taux de prévalence des helminthiases
intestinales de 48,3% dans la sous-préfecture de Bouar chez les moins de 10 ans.
DELMONT et Coll. en 1984 [12] ont relevé chez 4,1 % de femmes enceintes
sélectionnées par tirage au sort, la présence de larves d'anguillules, dans un
quartier périphérique et insalubre de Bangui.
Au Cameroun, en 1978, RIPERT et Coll. [52], au cours d'une étude sur les
nématodoses intestinales (ascaridiose, trichocéphalose, nécatorose), avaient
trouvé dans cinq villages de la vallée de la Sanaga, un taux de prévalence de
94,3% de l'ensemble de la population étudiée. Les larves d'anguillules et les oeufs
de plathelminthes n'avaient pas été retrouvés. Les femmes adultes étaient plus
fréquemment parasitées que les hommes.
En 1983, ce même auteur et d'autres collaborateurs [53], au cours d'une étude sur
les helminthiases intestinales dans le nord du Cameroun portant sur neuf villages,
avaient rencontré des oeufs de Necator americanus chez 20,40/0 des sujets
composant l'échantillon, des oeufs de Schistosoma mansoni chez 2,6%, de
Trichuris trichiura chez 20/0, de Taenia saginata chez 1,40/0, d'Ascaris
/umbricoïdes chez 1,1 % et d'Hymeno/epis nana chez 0,60/0 des sujets étudiés.
En 1984, dans l'Ouest-Cameroun, MOYEN et Coll. [33] avaient trouvé un taux
de prévalence de 19% pour l'anguillulose.
HAUMONT et Coll. en 1992 [22] avaient trouvé dans la vallée de la Kadei, pour
les helminthiases intestinales (nécatorose, ascaridiose, trichocéphalose), un taux
de prévalence global de 70,6%. La nécatorose était l'helminthiase la plus
répandue (53,6%) suivie de l'ascaridiose (34,2%), de la trichocéphalose (26,4%).
Seulement 4 cas d'oxyurose avaient été retrouvés. Les femmes à partir de l'âge
adulte étaient plus touchées que les hommes.
RACCOURT et Coll. [50] avaient montré en 1987 que la nécatorose affectait les
groupes en relation avec les travaux agricoles.
Au Bénin, une étude comparative de la prévalence de l'anguillulose en
zones urbaine et rurale dans la région méridionale, ménée par MASSOUGBODfl
et Coll. en 1988 [30] avait montré un taux de prévalence de 15,5% en milieu
rural.
Au Togo, l'étude de 10 sources statistiques par LAPIERRE et TOURTE en
1982[29] avait permis d'établir la prévalence des principales nématodoses comme
suit : Ankylostomose 14 à 870/0 ; Ascaridiose 6 à 570/0 ; Anguillulose 2 à 8% ;
Trichocéphalose 0,1 à 1,5%.

23
En Côte d'Ivoire , un certain nombre de travaux situent l'importance des
helminthiases et des protozooses intestinales.
VIENS et Coll. en 1972 [64] avaient montré que 75 % de la population de la
région de Tiébissou (centre) était parasitée essentiellement par les helminthes
(ankylostomes et ascaris).
En 1982, DOUCET et ASSALE [13], à Attiékoï, avaient trouvé la même
prévalence.
ASSALE et Coll. (1986) [3], avaient trouvé dans la ville d'Abidjan, un taux de
prévalence globale des parasitoses intestinales de 76,3 %.
Entre 1987 et 1989, KONE et Coll. [28] ont essayé d'établir la carte
géographique des helminthiases. Ainsi à Danadé (ouest), 80 % des sujets étaient
parasités, à Fresco (sud), 84,5 %. A Bondoukou (est) et à Korhogo (nord), la
prévalence des parasitoses intestinales était respectivement de 56,3 % et 49 %.
Necator americanus et Ascaris lumbricoïdes étaient les helminthes les plus
fréquemment diagnostiqués.
Une étude faite par KASSI en 1989 [26] montre une prévalence de 69,6 % pour
les helminthiases intestinales.
En 1997, ADOU-BRYN et Coll.[l], faisant un bilan de cinq années d'examen de
selles à Abidjan, ont trouvé un taux de positivité globale pour les parasitoses
intestinales de 56,7 % chez l'adulte. Les amibes représentaient 64,4 % des
parasites détectés. Giardia intestinalis et Trichomonas intestinalis étaient
retrouvés respectivement à des taux de 4,6 % et 4,4 %. Panni les helminthes
Necator americanus venait en tête avec un taux de positivité de 10,3 %. Les
autres helminthes étaient retrouvés à des taux plus faibles :
- Strongyloïdes stercoralis : 4,6 %
- Taenia sp : 0,3 %
- Hymenolepis nana: 0,2 %
Les associations de protozoaires représentaient 18,7 % des résultats positifs
tandis que les associations complexes (protozoaires + helminthes) représentaient
9,5 %.
Au Mali, un aperçu épidémiologique des nématodoses intestinales par
RANQUE fait état de la rareté de l'ascaridiose et de la trichocéphalose , (0,75%)
chez les populations rurales du cercle de Kadiolo. Seuls les ankylostomes y sont
fréquemment rencontrés (75%) [51]
Au Burkina Faso, KAMBIRE en 1982 avait relevé sur les rapports
mensuels des
fonnations
sanitaires
du pays,
la relative
fréquence
des
helminthiases intestinales dans la région sud-ouest du pays [25].

24
FAUCHER et Coll. (1984) [14], lors d'une enquête réalisée dans la région de
Kaya avaient trouvé pour Necator americanus une prévalence de 14,7 % dans le
village de Louda et 9,3 % dans le village de Damesna. Pour ces deux villages, les
prévalences d'Hymenolepis nana étaient respectivement de 9,4 % et 10 %. Les
autres helminthes étaient retrouvés à des taux plus faibles pour l'ensemble des
deux villages :
- Taenia saginata : 7,5 %
- Ascaris lumbricoïdes et Trichuris trichiura : taux inférieur à 0,5%.
Seulement trois cas de parasitose par Schistosoma mansoni étaient retrouvés.
GBARy
et Coll.
(1985)
[17], au cours
d'une
étude
sur les
aspects
épidémiologiques des helminthiases en milieu urbain dans la ville de Bobo-
Dioulasso avaient retrouvé une prédominance de l'ankylostomose avec un taux de
prévalence de 22 %. Le taux de prévalence des autres helminthiases n'excédait
pas 4 %.
ZAN [67], lors d'une enquête de base réalisée en 1992 dans la zone
d'aménagement hydro-agricole et hydro-électrique de Bagré, avait retrouvé panni
les sujets de plus de 15 ans une prévalence globale de 42,9% pour les parasitoses
majeures (Ankylostoma duodenale, Strongyloiâes stercoralis et Entamoeba coli).
TIENDREBEOGO en 1992 [60] au cours d'une enquête en milieu scolaire dans
la ville de Ouagadougou, avait retrouvé un taux de prévalence globale des
parasites intestinaux de 62,2 %. Panni les helminthes, une prédominance
d'Hymenolepis nana était retrouvée avec un taux de prévalence de 8,7 % alors
que Entamoeba coli prédominait au sein des protozoaires avec un taux de
prévalence de 38,5%

25
Il VI.METHODOLOGIE Il

26
VI.t. Le cadre de l'étude.
VI. 1. 1. Le milieu physique
Situation.
Notre étude s'est déroulée dans le département de Dissin. Situé à 174 km à
l'est de Bobo-Dioulasso et à 310 km au sud-ouest de Ouagadougou, le
département de Dissin est adjacent à la République du Ghana. A cet endroit, c'est
le Mouhoun (ex Volta noire) qui marque la frontière entre le Burkina Faso et le
Ghana.
Climat - Hydrographie - Végétation.
Avec un climat de type sud-soudanien, la région est relativement humide et
verte. Les précipitations varient entre 1100 et 1200 mm lors de la saison
pluvieuse qui va de juin à octobre, alors que la saison sèche va d'octobre à mai.
Le seul cours d'eau important est le Mouhoun, l'un des trois principaux cours
d'eau du Burkina. On peut retrouver également quelques points d'eau moins
importants dispersés dans le département tels que les retenus d'eau de la
commune de Dissin et de Navrikpè. Les sols sont dans l'ensemble peu riches,
certes plus généreux que dans le nord du pays et la végétation est constituée par
la savane boisée.
VI.1.2.La population
La population du département de Dissin a été recensée à 33 816 habitants
en 1996 [23] irrégulièrement repartie dans 23 villages.
Mis à part quelques mossi qui tiennent un petit commerce et les fonctionnaires
affectés dans le département, les habitants de Dissin sont des dagara.
Les principales réligions sont l'animisme et le christianisme.
Du point de vue économique, l'agriculture et l'élevage sont les activités
dominantes. L'exploitation agricole est de type familial et produit le plus souvent
des cultures vivrières. L'élevage est une activité aussi importante que l'agriculture.
L'artisanat se réduit à quelques types principaux: forge, maçonnerie, poterie [58].

27
VI.l.3. Organisation sanitaire.
Infrastructures
Le département de Dissin est desseIVi par :
- un centre médical dans la commune de Dissin.
- deux CSPS situés respectivement à Done et Zodoun-
Tampouo.
- un CSPS en construction à Nakaar.
Le centre médical comprend un dispensaire, des chambres d'hospitalisation
d'une capacité de 24
lits, une
maternité, un laboratoire
et un dépôt
pharmaceutique tandis que chacun des CSPS comprend un dispensaire, une
maternité et un dépôt pharmaceutique.
Personnel
Le personnel médical et para-médical comprend:
- un médecin au centre mwical
- neuf infirmiers (ères) repartis dans le centre médical et les
CSPS.
- un maïeuticien d'état au centre médical
- un technicien supérieur de laboratoire
- trois gérants (es) de dépôt.
- cinq accoucheuses auxilliaires, un agent itinérant de santé.
Nous avons en outre rencontré une cinquantaine d'Agents de Santé
Villageois (ASV) plus ou moins actifs et autant d'accoucheuses villageoises
généralement plus sollicitées que les ASV.
VI.2. Le protocole
VI.2.1. La population cible.
Elle est constituée par l'ensemble des hommes et des femmes âgés d'au
moins 15 ans et habitant le département de Dissin depuis au moins un an. Les
personnes ayant séjourné en ville dans le cadre de l'exode rural ou ayant séjourné
dans d'autres départements pendant au moins un mois au cours de l'année 1997
ont été exclues.
VI.2.2. L'échantillonnage.
Le type d'échantillonnage.
Nous avons utilisé la technique du sondage en grappe à deux niveaux, mise
au point par Henderson et Sundaresan, par tirage au sort de 30 grappes.

28
La taille de l'échantillon.
En supposant un taux de prévalence globale de 80% (résultat d'une pré-
enquête réalisée chez 50 sujets récrutés par échantillonnage accidentel) et
désirant une précision de ± 5% avec un risque d'erreur de 5%, la taille de
l'échantillon est de :
E2 X P(l-P)
N=
_ _ _ _ x 2 = 492, avec:
F
N = nombre de sujets.
P = taux de prévalence supposé
l = précision souhaitée
E = écart réduit pour le risque statistique admis (1,96
pour le risque de 50/0)
2 = facteur de correction de l'effet de grappes.
Sélection des sujets.
Le premier niveau a consisté à tirer au sort 30 lieux de grappes à l'aide de
la liste des villages du département de Dissin et leurs populations respectives
(voir annexes).
Le second niveau de sondage a consisté à tirer au sort une grappe de 17
personnes dans chaque lieu d'enquête. Dans la première concession, tous les
sujets de plus de 15 ans présents sont recencés. Ils sont tous retenus si leur
nombre égale ou n'atteint pas 17. Dans ce dernier cas, on passe à la concession
suivante jusqu'à l'obtention de 17 sujets. Dans une concession de plus de 17
adultes, les 17 sujets à examinés sont retenus par tirage au sort simple.
VI.2.3. Déroulement pratique de l'enquête.
Nous avons bien entendu obtenu l'autorisation de mener notre enquête
auprès du Directeur Régional de la santé et du Préfet du Département de Dissin.
Les Délégués des villages concernés par l'enquête ont été informés. De même,
nous avons informé la population au niveau de l'église et dans quelques marchés
du département.
L'enquête proprement dite s'est déroulée d'août à septembre 1997 en deux
phases:
L'enquête en population
Pour chaque lieu d'enquête, nous avons travaillé pendant deux jours:
. le premier jour nous avons procédé au tirage au sort du pâté de
maisons et à la sélection des sujets ;

29
· le deuxième jour, nous avons procédé à l'examen clinique des sujets
dans le CSPS ou l'école primaire le plus proche. Les conditions de prélèvement
sont expliquées et les flacons sont remis. Les sujets présentant Wl prurit anal sont
convoqués au centre médical de Dissin le lendemain pour le scotch-test anal.
L'examen parasitologique des selles.
Il s'est effectué en deux étapes:
· les prélèvements apportés par l'Agent de Santé Villageois le matin
sont rapidement examinés entre lame et lamelle au centre médical de Dissin. De
même, le scotch-test y a été pratiqué~ tous les sujets parasités détectés à cette
étape ont été traités en fonction de la parasitose par du métronidazole, du
mébendazole, de l'albendazole ou du praziquantel selon les posologies indiquées
dans le chapitre précédent.
· après l'examen direct les prélèvements fixés au formol 10% ont été
examinés par les techniques de concentration aux laboratoires de la Faculté des
Sciences de la Santé et du Centre Hospitalier National Yalgado Ouédraogo
(CHN-YO).
VI.J. La méthode de diagnostic
Le diagnostic de parasitose intestinale a été posé à partir de quatre
techniques coprologiques [19,6, 5, 15,20] :
- l'examen direct
- la méthode de concentration de Kato et Miura
- la méthode d'enrichissement de Ritchie simplifiée
-le scotch-test de Graham.
VI.J.t. L'examen direct.
Matériel
· lames et lamelles
· sérum physiologique ou lugol
· pipettes, brins d'allumette ou herbes séchées pour prélever les
selles.
Technique
· déposer Wle goutte de sérum physiologique sur la lame;
· diluer une petite quantité de sdles dans cette goutte de sérum
physiologique; on doit pouvoir lire un texte à travers la
préparation~
· ne pas ajouter de sérum physiologique si les selles sont liquides
· recouvrir la préparation avec la lamelle;

30
· on peut remplacer le sérum physiologique par du lugol qui à
l'avantage de colorer les kystes d'amibes et de les rendre plus
visibles.
Lecture
· à l'objectifx 10, parcourir méthodiquement toute la surface de la
lame à la recherche d'éléments suspects.
· passer à l'objectif x 40 pour préciser la nature de ces éléments.
Résultats
· L'examen direct permet de retrouver:
-tous les œufs d'helminthes;
-tous les kystes de protozoaires;
-toutes les formes végétatives d'amibes et de flagellés;
-les larves de nématodes (surtout l'anguillule).
VI.3.2. La méthode de concentration de Kato et Miura
Matériel
· solution éclaircissant les selles :
Glycérine : 100 ml
Eau distillée : 100 ml
Vert malachite à 3 pour cent : 1 ml
· lamelles de cellophane de 20 x 30 mm : ces lamelles sont
découpées dans des feuilles de cellophane (papier à confiture);
· lames porte-objet;
· tamis métalliques en acier inoxydable;
· abaisse-langue en matière plastique;
· papier filtre ou papier journal absorbant.
Technique
· les lamelles de cellophane sont déposées dans la solution
glycérinée;
· attendre au moins 24 à 48 heures avant l'emploi afm d'assurer une
imbibition correcte de la cellophane;
· tamiser les selles pour éliminer les gros fragments en appuyant
fortement le tamis métallique sur la selle;
· déposer une petite noix de selle tamisée sur une lame porte-objet;
· recouvrir la préparation d'un rectangle de cellophane imprégné de
solution éclaircissante;
· retourner la préparation et l'écraser sur la paillasse récouverte de
papier-filtre (ou de papier journal).

31
lecture
· examiner la préparation au microscope dans un délai de 15 à
30 minutes~ au délà de ce laps de temps, les oeufs d'Hymenolepis
nana se collabent, puis ceux des ankylostomidés deviennent
méconnaissables.
Résultats
La méthode de Kato n'est valable que pour les œufs et, un peu
moins pour les larves d'anguillules. Elle est sans valeur pour les
kystes et les fonnes végétatives d'amibes et de flagellés.
VI.3.3. La méthode de concentration de Ritchie simplifiée
Matériel
· lames porte-objet
· Abaisse-langue
· verres à pieds
· tubes à essai
· portoirs
· centrifugeuse
· solution aqueuse à 10% de fonnol commercial
· éther.
Technique
Dans un verre à pied, écraser une noix de matières fécales dans 5
fois son volume d'eau formolée à 10%. Tamiser pour éliminer les
gros débris. Verser dans un tube à centrifuger 2/3 de dilution fécale
et 113 d'éther. Agiter jusqu'à obtention d'une solution homogène.
Centrifuger à petite vitesse (1500 tours/mn) pendant 2 à 4 minutes.
Lecture
Etaler tout le culot sur deux ou trois lames, puis examiner à
l'objectifx 10. Passer à l'objectif x 40 pour identifier les éléments
suspects.
Résultats
Cette méthode concentre bien les œufs d'helminthes et les kystes
de protozoaires et de flagellés.
VI.3.4. Le scotch-test anal de Graham.
Matériel
· rouleau de scotch de deux centimètres de large
· tubes à essai
· huile à immersion

32
Technique
· faire le prélèvement le matin avant toute toilette ou défécation;
· découper un morceau de scotch d'une longueur légèrement
inférieure à celle d'une lame porte-objet;
· coiffer l'extrémité arrondie du tube à essai avec ce morceau de
scotch en plaçant la face adhésive à l'extérieur;
· placer le patient en position genu pectorale;
· déplisser les plis radiés de l'anus;
· appliquer le ruban adhésif à la périphérie de l'anus, au niveau des
plis et non dans le canal anal;
· coller le morceau de scotch sur la lame porte-objet.
Lecture
· à l'objectifx 10, si quelques bulles d'air gênent la lecture, décoller
le ruban et déposer une goutte d'huile à imma-sion sur la lame;
recoller le ruban;
· les oeufs transparents, ovalaires, asymétriques et embl)'onnés sont
de reconnaissance facile.
Résultats
Cette technique est pratiquée pour la recherche des œufs d'oxyure
et des embl)'ophores de Tamia saginata.
VI.4. Données socio-démographiques et cliniques recueillies.
VI.4.!. Renseignements généraux.
Les renseignements concernant l'identification de l'enquêté ont été obtenus
par l'interrogatoire de l'enquêté.
Une liste d'activités professionnelles (agriculture, élevage, préparation de dolo,
commerce, autres activités à préciser) a été proposée à l'enquêté. Nous avons
retenu toutes les activités auxquelles l'enquêté prenait part.
Bien que relevant toutes les deux du domaine commercial, nous avons préféré
ranger la préparation du dolo et la pratique du commerce dans deux catégories
différentes: en effet, dans notre région d'étude, la préparation du dolo est souvent
indépendante de sa commercialisation (dolo des cultivateurs, dolo des tètes, des
funérailles et autres cérémonies). De plus, la préparation du dolo nécessite de
fréquents contacts avec l'eau et la boue au marigot ou au bord du puits. Ce qui
n'est pas le cas en général pour les petits détaillants que l'on rencontre dans les
marchés de la région.

33
VI.4.2. Renseignements sur les facteurs de risque.
Ces renseignements ont été obtenus par l'interrogatoire des sujets enquêtés.
La provenance de l'eau de boisson (marigot, puits traditionnel sans protection,
puits moderne avec buse et margelle, forage) et l'usage ou non de latrines ont été
retrouvés sans difficulté. Les questions concernant les règles élémentaires
d'hygiène (se laver les mains avant chaque repas, éviction des aliments souillés,
port de chaussures) ont été les plus difficiles à administrer. Très souvent, pour
l'éviction des aliments souillés, nous avons demandé au sujet quelles précautions
particulières il prenait avant de consommer les fruits ramassés (karité, mangues,
...etc) ou la nourriture conservée (tô de la veille par exemple) et nous avons
tranché en fonction de sa réponse.
VI.4.3. Renseignements cliniques.
L'interrogatoire des sujets enquêtés a permis de recueillir les
antécédents de manifestations fonctionnelles survenues dans les quinze jours
précédents l'examen et pouvant être en rapport avec une parasitose intestinale
(vomissement ou son équivalent mineur, les nausées; diarrhées, constipation ou
leur alternance; douleurs abdominales; prurit anal; prurit généralisé).
Un examen clinique sommaire a permis de noter la présence ou non de pâleur
conjonctivale, d'une splénomégalie, de lésions de grattage au niveau du ~onc ou
des membres, d'une fièvre.
VI.4.4. Fiche d'enquête.
Les données ont été recueillies sur une fiche d'enquête individuelle
regroupant les différents items (voir annexes).
VI.S. Méthodes d'analyse statistique
Les données recueillies ont été saisies et analysées sur le logiciel EPI-
INFO dans sa version 5. Le test du Chi2 et le test du Chi2 corrigé de YATES ont
été utilisés pour l'analyse statistique.
VI.6. Les biais et facteurs limitant l'étude.
VI.6.1. Au niveau de la population étudiée.
Plusieurs facteurs ont entraîné une réduction du nombre de participants ;
les plus significatifs sont :
-le déroulement de l'étude en saison pluvieuse, c'est-à-dire en
période de travaux champêtres ;
-l'éloignement géographique de certaines grappes, du lieu
d'examen clinique (école primaire, CSPS).

34
VI.6.2. Au niveau de la méthode de diagnostic.
- l'examen direct a été parfois effectué tardivement en raison
de la localisation géographique lointaine de certaines
grappes, ce qui rend possible une sous-estimation de la
prévalence des protozoaires intestinaux;
- le scotch-test n'a pas été accepté par certains sujets qui
pourtant ont signalé la présence de prurit anal.
- la méthode de Baermann, méthode de choix pour le
diagnostic de l'anguillulose [5] n' a pas été pratiquée.
- examen des selles non quantitatif.

35
Il
VII. RESULTATS
Il

36
VII.l. Population étudiée et taux de participation.
Sur les 510 sujets ainsi tirés:
- 80 ayant bénéficié du traitement de l'onchocercose à base
d'ivennectine (TeBI) ont été exclus.
- 120 sujets n'ont pas apporté leurs selles.
Notre étude a porté sur 310 sujets dont:
- 132 sujets de sexe féminin soit 42,6%
- 178 sujets de sexe masculin soit 57,4%
L'âge moyen de l'échantillon est de 37 ans avec des âges extrêmes de 15
ans et 81 ans.
Sur un échantillon de 510 sujets, 310 ont fourni des prélèvements, soit un
taux de participation de 60,8°1<1.
VII.2. Taux de prévalence globale des parasitoses intestinales.
Sur 310 prélèvements de selles examinés, 294 contenaient au moins un
parasite, soit un taux de prévalence globale de 94,8%.
VII.2.1. Taux de prévalence des parasitoses intestinales selon le
viDage.
Le tableau 1 indique la distribution de la prévalence des parasitoses
intestinales selon le village.
Tableau 1: Distribution des sujets examinés, parasités et de la
Dreva
,
ence
1
es
d
Darasltoses mtestm
. ales se on
1
e
1 VI al!e.
11
Villages
Nombre de sujets Nombre de sujets Taux de prévalence
examinés
parasités
en 01<1
Bagane
12
12
100
Bilbalè
12
10
83,3
Dakolé
16
14
87,5
Dissin
54
53
98,5
Done
15
15
100
Gora
10
9
90
Kankampèlè
13
13
100
Kokolibou
18
18
100
Koulétéon
11
10
90,9
Kpomane
18
17
94,4
Mou
44
43
97,7
Nakaar
27
22
81,5
Navrikpè
26
26
100
Tangsebla
11
10
90,9
Zodoun-tanpouo
23
22
95,6
Total
310
294
94,8

37
VII.2.2.Taux de prévalence des parasitoses intestinales selon le
sexe.
126 sujets de sexe féminin étaient parasités, soit 95,4% de l'effectif des
femmes.
168 sujets de sexe masculin étaient parasités, soit 94,30/0 de l'effectif des
hommes.
L'application du test du K.hi2 ne montre pas de différence statistiquement
significative entre les deux sexes (p = 0,67).
VII.2.3. Taux de prévalence des parasitoses intestinales selon
l'âge.
Nous avons reparti les sujets en 7 classes d'âge de 10 années d'intervalle.
Le tableau II donne la distribution de la prévalence des parasitoses intestinales
selon la classe d'âge.
Tableau II: Distribution des sujets examinés, parasités et
de la prévalence des parasitoses intestinales
se on
1
a
1 casse
1
al!e.
d'"
Classe d'âge
Nombre de
Nombre de
Taux de
sujets examinés sujets parasités prévalence
en%
15 à 24 ans
95
92
96,8
25 à34 ans
67
62
92,5
35 à 44 ans
53
50
94,3
45 à 54 ans
36
35
97,2
55 à 64 ans
33
30
90,9
65 à 74 ans
15
15
100
75 à 84 ans
11
10
90,9
Total
310
294
94,8

38
VII.2.4. Taux de prévalence des parasitoses intestinales selon
les activités professionnelles.
Tableau III: Distribution de la prévalence des parasitoses intestinales
se on
1
es
1
ac VI es
ti't'
Dro eSSlOnne
il
11es.
Prévalence en
%
Activités exercées
Chez les
Chez les non
p
pratiquants
pratiquants
Agriculture
95,0(264)
93,8(30)
0,67 DNS
Eleva~e
96,2(176)
92,9(118)
0,20 DNS
Préparation de dolo
95,5(105)
94,5(189)
0,71 DNS
Commerce
92,3(12)
95,9(282)
0,50 DNS
Autres
95,0(37)
93,6(257)
0,67 DNS
L'application du test de Khi2 à chaque activité professionnelle ne montre
pas de différence statistiquement significative entre les sujets exerçant ou non
cette activité professionnelle.
VII.2.S.Taux de prévalence des parasitoses intestinales selon la
provenance de l'eau de boisson.
50 des 53 sujets ayant accès à l'eau de forage étaient parasités, soit 94,2%.
244 des 257 sujets n'ayant pas accès à l'eau de forage étaient parasités, soit
94,9%.
L'application du test du Khi2 corrigé de YATES ne montre pas de
différence statistiquement significative entre les deux catégories de
sujets.(p=O,86).
Le tableau IV indique la prévalence des parasitoses intestinales selon les
différentes sources d'eau de boisson.

39
Tableau IV: Distribution de la prévalence des parasitoses
intestinales selon les différentes sources d'eau de boisson
Prévalence en %
Sources d'eau
OUI
non
p
marigot
97,5
92,5
0,06
DNS
puits traditionnel
97,2
89,6
0,005
DS
puits moderne
94,9
93,9
0,86
DNS
forage
94,2
98,1
0,20
DNS
L'application du test du Kh2 montre Wle différence statistiquement
significative (p-O,005) entre les sujets consommant de l'eau de puits traditionnel
et les sujets n'en consommant pas.
Pour les autres sources, il n'y a pas de différence statistiquement
significative entre les deux catégories de sujets.
VII.2.6. Taux de prévalence des parasitoses intestinales selon le
lieu de défécation.
Panni les 44 sujets déféquant dans des latrines,représentant 14,5% de
l'échantillon, 42 étaient parasités, soit 95,5 %.
Panni les 266 sujets déféquant dans d'autres endroits, représentant 85,5%
de l'échantillon, 252 étaient parasités, soit 94,7 %.
La différence n'est pas statistiquement significative (p = 0,84).
VII.3. Taux de prévalence des protozooses intestinales.
262 des 31°sujets examinés étaient infestés par au moins un
protozoaire, soit un taux de prévalence de 84,5%.
VII.3.t.Taux de prévalence des protozooses intestinales selon le
village.
Le tableau V donne la distribution de la prévalence des protozooses
intestinales selon le village. Il n'y a pas de différence statistiquement significative
entre les différents villages (p = 0,46).

40
Tableau V: Distribution des sujets examinés, parasités et de la
oreva
' 1ence des orotozooses mtestma es
"1
se on
I le VI"lIage.
Villages
Nombre de
Nombre de sujets Taux de prévalence
sujets examinés porteurs de
en%
protozooses
Bagane
12
10
83,3
Bilbalè
12
7
58,3
Dakolé
16
12
75,0
Dissin
54
46
85,2
Done
15
14
93,3
Gora
10
9
90,0
Kankampèlè
13
12
92,3
Kokolibou
18
16
88,9
Koulétéon
11
9
81,8
Kpomane
18
15
83,3
Mou
44
40
90,9
Nakaar
27
20
74,0
N __ '-;1_ '
aVllKl}e
26
23
88,4
Tangsebla
11
10
90,9
Zodoun-
23
19
82,6
tanpouo
Total
310
262
84,5
VII.3.2 Taux de prévalence des protozooses intestinales selon le
sexe.
114 sujets de sexe féminin étaient infestés par des protozoaires, soit 86,4%
de l'effectif des femmes.
148 sujets de sexe masculin étaient infestés par des protozoaires, soit
83,1 % de l'effectif des hommes.
L'appplication du test du Khi2 ne montre pas de différence significative
dans la distribution de la prévalence des protozooses intestinales selon le sexe. (p
= 0,43).
VII.3.3. Taux de prévalence des protozooses intestinales selon
la classe d'âge.
La distribution de la prévalence des protozooses intestinales selon la classe
d'âge est donnée par le tableau VI.
il n'y a pas de différence statistiquement significative entre les différentes
classes d'âge (p = 0,14).

41
Tableau VI: distribution des sujets examinés, parasités et de la
orévalence des protozooses mtestm
. ales se on
1
a
1 casse
1
age
d'"
Classe
Nombre
Nombre
de Prévalence en %
d'âge
de
sujets sujets
porteurs
. ,
exammes
de protozoaires
15 à 24 ans 95
75
78,9
25 à 34 ans 67
54
80,6
35 à 44 ans 53
47
88,7
45 à 54 ans 36
34
94,4
55 à 64 ans 33
27
81,8
65 à 74 ans 15
15
100
75 à 84 ans 11
10
90,9
Total
310
262
VII.3.4. Taux de prévalence des protozooses intestinales selon
les activités professionnelles.
Tableau VII: Distribution de la prévalence des protozooses
mtestinales se on
1
es
1
actIVltes
. . ' pro eSSlOnne
D
Iles exercees.
Taux de prévalence en 0/0
p
Activités exercées
Chez les
Chez les non
pratiquants
pratiquants
Agriculture
85,2 (237)
78,1 (25)
0,29 DNS
Elevage
85,2 (156)
83,5 (106)
0,66 DNS
Préparation
de 85,4 (94)
84,0 (168)
0,73 DNS
dolo
Commerce
92,3 (12)
84,2 (250)
0,37 DNS
Autres
80,0 (31)
78,3 (231)
0,26 DNS
L'application des tests statistiques à chaque activité professionnelle ne
montre pas de différence significative entre les sujets exerçant ou non cette
activité.
VII.3.S. Taux de prévalence des protozooses intestinales
selon la provenance de l'eau de boisson.
84,4% des sujets consommant de l'eau de forage étaient porteurs de
protozoaires contre 84,90/0 des sujets buvant de l'eau provenant d'autres sources.
La différence n'est pas statistiquement significative. (p=0,93).


..+2
VII.3.6. Taux de prévalence des protozooses intestinales selon
le lieu de défécation.
79,5% des sujets défécant dans des latrines étaient parasités contre 86,6%
des sujets défécant dans d'autres endroits.
La différence n'est pas statistiquement significative (p = 0,32).
VII.3.6. Taux de prévalence de chaque protozoaire intestinal
La figure n° 1 montre une prédominance d'Entamoeba coli sur les autres
protozoaires intestinaux.
Figure nO 1: Distribution de la prévalence spécifique des
protozoaires intestinaux

43
VII.3.6.1. Taux de prévalence spécifique des protozooses
intestinales selon le village.
Le tableau VIII indique les prévalences des différents protozoaires
intestinaux selon le village. En ce qui concerne l'amibiase et la giardiase, il n'y a
pas de différence statistiquement significative entre les différents villages (p
>0,05). Il existe une différence statistiquement significative de la prévalence de
de la trichomonase entre les différents villages (p=0,005).
Tableau VIII: Distribution de la prévalence spécifique des
I rotozoarres ID es
ttinaux se on e VI al!e
1111
Villages
Prévalence en %
E.coli
E. histolytica
G. intestinalis
T. intestinalis
Bagane
75,0
8,3
33,3
33,3
Bilbalè
58,3
8,3
8,3
0,0
Dakolé
50,0
25,0
6,2
6,2
Dissin
79,6
13,0
24,1
5,5
Done
86,7
14,7
13,3
12,2
Gora
70,0
30,0
10,0
40,0
Kankampèlè
61,5
15,4
46,1
15,4
Kokolibou
77,8
39,0
16,7
5,5
Koulétéon
81,8
18,2
27,3
0,0
Kpomane
77,8
5,5
5,5
0,0
Mou
75,0
29,5
20,4
11,4
Nakaar
48,1
25,9
14,8
11,1
Navrikpè
65,4
19,2
30,8
3,8
Tangsebla
90,9
18,2
27,3
9,1
Zodoun-
65,2
26,1
13,0
0,0
tanpouo
p
0,12
0,38
0,22
0.005


44
VII.3.6.2. Taux de prévalence de chaque protozoaire
intestinal selon le sexe des sujets parasités.
La figure n02 montre une distribution équivalente dans les deux sexes.
Figure n02: Distribution de la prévalence spécifique des
protozoaires intestinaux selon le sexe.
XII.3.6.3. Taux de prévalence de chaque protozoose intestinale
selon la classe d'âge.
Le tableau IX indique la prévalence de chaque protozoaire intestinal selon
la classe d'âge. On constate une prédominance d'Entamoeba coli au sein des
protozoaires intestinaux pour toutes les classes d'âge ..
Tableau IX: Distribution de la prévalence de chaque protozoaire
111testma1se on
1
a
1 casse
1
age.
d'"
Prévalence en %
Classe
E.coli
E. histolytica G. intestinalis T intestinalis
d'âge
15 à 24 ans 63,1
23,1
15,8
5,3
25 à 34 ans 59,7
13,4
14,9
14,9
35 à 44 ans 79,2
15,1
26,4
11,3
45 à 54 ans 83,3
30,5
30,6
2,8
55 à 64 ans 81,8
27,3
15,2
6,1
65 à 74 ans 73,3
13,3
26,7
13,3
75 à 84 ans 90,9
45,4
27,3
9,1
p
0,017
0,025
0,30
0,28

45
VIlA. Taux de prévalence des helminthiases intestinales
225 des 310 selles examinées contenaient au moins un helminthe, soit un
taux de prévalence de 72,6% de notre échantillon.
VIIA.l. Taux de prévalence des helminthiases selon le village
Le tableau X indique la prévalence des helminthiases intestinales selon le
village. On ne note pas de différence statistiquement significative entre les
différents villages (p=0,71).
Tableau X: Distribution des sujets examinés, parasités et de la
Drev
, alence es
d
he
m
lm' thiases f.itestinales se on
1
e
1 VI age
11
Villages
nombre
de Nombre de sujets Prévalence
sujets
porteurs
en%
. ,
exammes
d'helminthes
Bagane
12
9
75,0
Bilbalè
12
7
58,3
Dakolé
16
10
62,5
Dissin
54
41
75,9
Done
15
10
66,6
Gora
10
9
90,0
Kankampèlè
13
8
61,5
Kokolibou
18
15
83,3
Koulétéon
11
8
72,7
Kpomane
18
15
61,5
Mou
44
31
70,4
Nakaar
27
18
66,6
Navrikpè
26
22
84,6
Tangsebla
Il
7
63,6
Zodoun-tanpouo
23
15
65,2
Total
310
225
72,6
VII.4.5. Taux de prévalence des helminthiases selon le sexe.
Sur 132 sujets de sexe féminin examinés, 100 étaient porteurs d'au moins
un helminthe, soit 75,80/0 de l'effectif des femmes.
Sur 178 sujets de sexe masculin examinés, 125 étaient porteurs d'au moins
un helminthe, soit 70,2% de l'effectif des hommes.
L'application du test de Khi2 ne montre pas de différence significative entre
les deux sexes (p = 0,28).

46
VII.4.3. Taux de prévalence des helminthiases selon la classe
d'âge.
La distribution de la prévalence des helminthiases intestinales selon la
classe d'âge est donnée par le tableau XI. Il n'y a pas de différence statistiquement
significative entre les différentes classes d'âge (p=0,30).
Tableau XI: Distribution des sujets examinés, parasités et de la
oreva
,
ence
1
es
d
he ID
lm th
t
t' al
1
1
1
d'"
0
!ases
0
ID
0
es ID es se on a casse
al!e
Classe d'âge
Nombre de Nombre
de Prévalence
en
sujets
sujets
%
. ,
exammes
porteurs
d'helminthes
15 à 24 ans
95
73
76,8
25 à 34 ans
67
46
68,6
35 à 44 ans
53
39
73,6
45 à 54 ans
36
29
80,5
55 à 64 ans
33
22
66,7
65 à 74 ans
15
11
73,3
- -
75 à 84 ans
Il
5
4: ,4
Total
310
225
72,6
VII.4.4.Taux de prévalence des helminthiases en fonction des
activités professionnelles.
L'application du test de Khi2 à chaque activité professionnelle ne montre
aucune différence statistiquement significative entre les sujets exerçant ou non
cette activité.
Tableau XII : Distribution de la prévalence des helminthiases selon
es
1 ac VI
ti
es
°t' oro eSSlOnne
il
es
Il
Taux de prévalence en %
p
Activités
Chez les
Chez les non
exercées
pratiquants
pratiquants
Agriculture
81,3
71,6
0,25 DNS
Elevage
73,8
70,9
0,57 DNS
Préparation
de 73,6
71,8
0,82 DNS
dolo
Commerce
73,7
72,4
0,83 DNS
Autres
72,3
74,4
0,79 DNS


\\11.4.5.
Taux
de
pré"alence
de:-
helminthiases
selon
la
provenance de l'eau de boisson.
71,6% des sujets consommant oe J'cau de forage étalent infestés par des
helminthes contre 77,4 %
des sUjets consommant cie l'cau provenant d'autres
somces
Il n'y a pas de différence statIstiquement sig11ltJcative entre lès deux
catégories de sujets(p = 0,39).
VI1.4.6 .Taux de pr'évalence des helminthiases selon le lieu de
défécation.
69,5% des sujets défécant dans des latrines étaient parasités par des
helminthes contre 90,9% des sujets défécant dans d'autres endroits.
La différence de prévalence est statistiquement significative entre les
sujets défécant dans des latrines et les sujets défécant dans d'autres endroits.
(p = 0,006).
VIIA.7. Taux de prévalence de chaque helminthe intestinal.
Les prévalences spécifiques des différentes helminthiases sont
représentées sur le graphique suivant.
Figure n03: Distribution de la prévalence de chaque
helminthe intestinal
La figure montre une prédominance des ankylostomes sur les autres
helminthes.

VIIA.7. Etude de la prévalence de l'ankylostomiase.
Parmi les 294 sujets parasités, 184 l'étaient par des ankylostomes, soit
62,6°,10 des sujets parasités.
Parmi les 225 sujets porteurs d'helminthes, 184 étaient porteurs
d'ankylostomes, soit 81,8%.
VIIA.8.1. Taux de prévalence de l'ankylostomiase selon le
village
La prévalence de l'ankylostomiase dans les différents villages est donnée
par le tableau XIll. li n'y a pas de différence statistiquement significative entre les
différents villages (p = 0,40).
Tableau XIll: Distribution des sujets examinés, parasités et de la
Drévalence de l'al ~ostomiase selon le villaf!e
Villages
Nombre de
Nombre de sujets Prévalence
sujets examinés porteurs
en%
d'ankylostomes
Bagane
12
8
66,7
Bilbalè
12
7
58,3
Dakolé
16
7
43,7
Dissin
54
32
59,3
Done
15
8
53,3
Gora
10
7
70,0
Kankampèlè
13
7
53,8
Kokolibou
18
13
72,2
Koulétéon
11
7
63,6
Kpomane
18
12
66,7
Mou
44
29
66,0
Nakaar
27
12
44,4
Navrikpè
26
20
77,0
Tangsebla
11
4
36,4
Zodoun-
23
11
47,8
tanpouo
Total
310
184
62,6

49
VIIA.8.2. Taux de prévalence de l'ankylostomiase selon le sexe.
63,5 % des femmes sont parasitées par des ankylostomes contre 56,2 %
des hommes. Mais la différence n'est pas statistiquement significative(p = 0,19).
VIIA.8.3. Taux de prévalence de l'ankylostomiase selon la
classe d'âge.
La prévalence de l'ankylostomiase pour les différentes classes d'âge
est donnée dans le tableau XIV. On ne note pas de différence statistiquement
significative entre les différentes classes d'âge (p = 0,40).
Tableau XIV:Distribution des sujets examinés. parasités et de
la orévalence de l' lkvlostomiase selon la classe d'âl!e
Classes d'âge Nombre de
Nombre de
Prévalence
sujets
sujets porteurs
en%
. ,
exammes
d'ankylostomes
15 à 24 ans
95
61
64,2
25 à 34 ans
67
33
49,2
35 à44 ans
53
30
56,6
45 à 54 ans
36
23
63,9
55 à 64 ans
33
22
66,7
65 à 74 ans
15
10
66,7
75 à 84 ans
11
5
45,4
Total
310
184
62,6
VIIA.8.3. Taux de prévalence de l'ankylostomiase selon la
protection ou non des pieds.
61,7% des sujets qui marchent souvent pieds nus étaient infestés par les
ankylostomes contre 46,50/0 des sujets qui utilisent souvent des chaussures.
La différence n'est pas statistiquement significative(p= 0,18).

50
VILS. Les associations parasitaires
Parmi les 294 sujets parasités, 226 soit 76,9 % portaient au moins deux
parasites différents.
VILS.!. Associations des protozoaires.
Parmi les 262 sujets porteurs de protozoaires, nous avons trouvé 95 cas
d'associations d'au moins deux protozoaires différents, soit 32,30/0 des sujets
parasités reparties comme suit:
-2 protozoaires différents: 82 cas dont l'association la plus
fréquente est Entamoeba coli+Entamoeba histolytica (43,9%).
-3 protozoaires différents: 8 cas dont l'association la plus
fréquente est Entamoeba coli+Entamoeba histolytica+Giardia
intestinalis (500/0).
-4 protozoaires différents: 1 seul cas réprésenté par l'association
Entamoeba coli +Entamoeba histolytica+Giardia intestinalis
+Trichomonas intestinalis.
VII.S.l. Association des helminthes.
Parmi les 225 porteurs d'helminthes, nous avons retrouvé 85 cas
d'association d'au moins deux helminthes, soit 28,9% des sujets parasités,
reparties comme suit:
-2 helminthes différents: 73 cas dont l'association la plus
fréquente est Ankylostomes + Ascaris (91,2%).
-3 helminthes différents: 12 cas dont l'association la plus
fréquente est Ankylostomes + Ascaris-+- Anguillule (76,1 %).
VII.S.3. Associations complexes
Nous avons compté 198 cas d'associations de protozoaires et
d'helminthes sur les 294 cas de parasitoses intestinales, soit 67,30/0 dont
l'association la plus fréquente est Ankylostomes+Entamoeba coli (350/0).
Nous avons noté 6 cas d'association de 5 parasites différents chez un
même sujet.

51
VII.6. Profil clinique des sujets parasités
VII.6.1. Les activités professionnelles des sujets parasités.
Parmi les sujets parasités:
-89,8% prenaient part aux travaux agricoles;
-59,90/0 pratiquaient un petit élevage;
-37,50/0 préparaient du dola;
-4,1% tenaient un petit commerce;
-12% des sujets avaient d'autres occupations
(élèves,fonctionnaires, forgerons, maçons, meunier,
tailleurs).
VII.6.2. L'eau de boisson des sujets parasités.
L'eau de boisson des sujets parasités provenaient:
-du marigot (520/0)
-d'un puits traditionnel (29,3%)
-d'un puits moderne (10,5%)
-d'un forage (17,7%)
VII.6.3. L'hygiène individuelle des sujets parasités.
Panni les sujets parasités:
-17% ne se lavent pas toujours les mains avant chaque
repas.
-55,4% consomment des aliments manifestement
souillés.
-85,50/0 n'utilisent pas des latrines.
-72,50/0 marchent souvent pieds nus.
VII.6.4. Etude des manifestations fonctionnelles chez les sujets
parasités.
VII.6.4.1. Parasitisme et manifestations fonctionnelles.
Les manifestations fonctionnelles retrouvées chez les sujets parasités sont
indiquées dans le tableau XV. Plusieurs manifestations fonctionnelles ont souvent
été signalées par le même sujet. On note une prédominance des douleurs
abdominales chez les sujets parasités.

52
Tableau XV: Répartition des sujets parasités selon les signes
fonctionnels
Signes fonctionnels
Pourcentage de sujets parasités
retrouvés
Avec le signe
Sans le signe
fonctionnel
fonctionnel
Nausées ou
14,3
85,7
vomissement
Diarrhée ou
27,2
72,8
constipation
Douleurs
42,5
57,5
abdominales
Prurit anal
17,3
82,7
Prurit généralisé
14,3
85,7
VII.6.4.2. Protozooses et manifestations fonctionnelles.
Le tableau XVI donne la répartition des protozooses pathogènes selon les
signes fonctionnels et les valeurs prédictives positives de chaque signe.
Tableau XVI: Répartition des sujets parasités selon la protozoose
et es
1 SUffies one
~
tlOnne s.
1
Protozooses
Nausée
Diarrhée
Douleurs Prurit Prurit
ou
ou
abdomi-
anal
géné-
vomlsse- constipa-
nale
ralisé
ment
tion
présente
5
32
38
6
1
Amibiase
absente
42
52
93
52
43
VPPen
10,6
38,1
29,0
10,3
2,3
0/0
présente
15
28
30
3
3
Giardiose
absente
32
56
101
55
41
VPPen
31,9
33,3
22,9
5,2
6,8
0/0
présente
1
17
12
5
1
Trichomonase absente
46
67
119
53
43
VPPen
2,1
20,2
9,2 .
8,6
2,3
0/0

VII.6.4.3. Helminthiases et manifestations fonctionnelles.
Le tableau XVII indique la répartition des hehninthiases intestinales selon
les manifestations fonctionnelles et les valeurs prédictives positives selon le
parasite.
Tableau XVII: Répartition des sujets parasités selon l'helminthiase
ID
. tesfIDale et se on
1
es
1 sumes one
:6
tionne s.
1
Helminthiases
Nausée
Diarrhée
Douleur
Prurit Prurit
ou
ou consti- abdomi-
anal
généra
vomlsse- pation
nale
-lisé
ment
présente 13
26
45
8
22
Ascaridiose
absente
24
58
86
50
22
VPPen 35,1
30,9
34,3
13,8
50,0
0/0
:présente 27
56
92
30
32
Ankylostomiase absente
20
28
39
28
12
VPPen 57,4
66,7
70,2
51,7
72,7
0/0
~ présente 0
2
1
7
1
Téniasis
absente
47
82
130
51
43
VPPen 0,0
2,4
0,8
12,1
2,3
%
1présente
0
3
3
2
3
Hyménolépiase
absente
47
81
128
56
41
Vpp
0,0
3,6
2,3
3,4
6,8
en°fc.
1présente 4
6
13
2
5
Anguillulose
absente
43
78
118
56
39
VPPen 8,5
7,1
9,9
3,4
11,4
0fc.
1présente 1
1
5
9
0
Oxyurose
absente
46
83
126
49
44
VPPen 2,1
1,2
3,8
15,5
0,0
0/0

VII.6.S. Les signes retrouvés à l'examen des sujets parasités.
Le tableau XVIII donne la répartition des parasitoses intestinales selon les
signes d'examen clinique et la valeur prédictive positive de chaque signe.
Tableau XVIII: Répartition des sujets parasités selon les signes
physiques.
Signes physiques
vpp
Parasitoses intestinales
en%
Non parasités
Parasités
Lésions de grattage
16
3
15,8
Pâleur conjonctivale
23
2
8,0
Splénomégalie
27
2
6,9
Fièvre (1'<>37°5)
16
1
5,9
VII.6.6. La consistance des selles des sujets parasités.
VII.6.6.1. Protozooses et consistance des selles.
La répartition des différentes protozooses selon la consistance des selles
et les valeurs prédictives positives selon le parasite sont données par le tableau
XIV.

55
Tableau XIV: Répartition des sujets selon la protozoose intestinale et
selon la consistance des selles
Protozooses
Consistance des selles
normale dure pâteuse
seml-
liquide glai-
liquide
reuse
présente
8
11
12
9
16
7
Amibiase
absente
76
55
93
12
Il
0
vpp
9,5
16,7 11,4
42,8
59,2
100
présente
5
7
29
10
10
2
Giardiase
absente
79
59
76
11
17
5
vpp
5,9
10,6 27,6
47,6
37,0
28,6
présente
2
0
10
10
10
2
Trichomonase
absente
82
66
95
11
17
5
vpp
2,4
0
9,5
47,6
37,0
28,6

56
VII.6.6.2. Helminthiases et consistance des selles
Le tableau XX indique la répartition des différentes helminthiases
intestinales selon la consistance des selles et les valeurs prédictives positives
selon le parasite.
Tableau XX: Répartition des sujets selon l'helminthiase et selon la
consistance des selles
Consistance des selles
nonnale dure
pâteuse seml-
liquide
glai-
Helminthiases
liquide
reuse
présente 8
37
36
10
9
0
Ascaridiose
absente
76
29
69
Il
18
7
vpp
9,5
56,1
34,3
47,6
33,3
0,0
présente 37
50
61
12
19
5
Ankylostomose
absente
47
16
44
9
8
2
vpp
44,0
75,8
58,1
57,1
70,4
71,4
présente 2
0
6
0
0
0
Téniasis
absente
82
66
99
21
27
7
vpp
2,4
0,0
5,7
0,0
0,0
0,0
présente 1
1
3
0
0
0
1
Hyménolépiase
absente
83
65
102
21
27
7
vpp
1,2
1,5
2,8
0,0
0,0
0,0
présente 0
2
5
5
6
0
1
Anguillulose
absente
84
64
100
16
21
7
vpp
0,0
3,0
4,8
23,8
22,2
0,0
présente 0
5
3
0
1
0
1
Oxyurose
absente
84
61
102
21
26
7
vpp
0,0
7,6
2,8
0,0
3,7
0,0
Le seul cas de trichocéphalose rencontré présentait des selles pâteuses.

57
Il
VIII. DISCUSSION
Il

58
VIII.!. De notre méthodologie
Si nous avons choisi d'étudier les parasitoses intestinales chez l'adulte, ce
n'est nullement parce que nous méconnaissons ou minimisons l'importance des
parasitoses intestinales et leurs conséquences graves sur l'état nutritionnel et le
développement de l'enfant. Nous avons simplement opté de nous intéresser pour
commencer,
à
la
tranche
productive
de
cette
population
qui
vit
presqu'exclusivement d'agriculture, tout en souhaitant que d'autres études viennent
en aborder les autres aspects.
Notre étude s'est déroulée en période hivernale, c'est-à-dire d'intenses
activités agricoles. Ce qui a certainement réduit le nombre de répondants (ceux
qui ont effectivement apporté leurs selles). Mais, nous avons estimé que c'est
pendant cette période que le phénomène peut être saisi dans toute son ampleur. Il
serait cependant souhaitable qu'une étude s'étale dans le temps afin de déceler les
tendances saisonnières.
L'examen d'un seul prélèvement de selles même par plusieurs techniques de
concentration, comme nous l'avons fait peut ne pas retrouver des parasites chez
un sujet pourtant infesté en raison des périodes muettes. De même certaines
techniques spécifiques pour la recherche de parasites particuliers n'ont pas été
pratiquées .
VIII.2. De nos résultats
VIII.2.1. La prévalence globale des parasitoses intestinales
Notre étude a mis en évidence un taux de prévalence global des parasitoses
intestinales de 94,8%. Ce taux est très élevé, comparé aux chiffres trouvés par
des études antérieures dans notre pays: ZAN [67] en 1992 dans la zone
d'aménagement hydro-agricole et hydroélectrique de Bagré, avait trouvé un taux
de 42,9%. Cette étude ne prenait en compte que les parasitoses dites "majeures"
(Ancylostoma
duodenale,
Strongyloïdes
stercoralis
et
Entamœba
coli).
TIENDREBEOGO [60] avait trouvé en 1992 chez les écoliers de la ville de
Ouagadougou un taux de prévalence globale de 62,2%. Les écoles étudiées par
TIENDREBEOGO étaient
pour la plupart (89,750/0) dotées de latrines et
alimentées en eau courante.
Notre taux reste supérieur à celui de 75% trouvé par VIENS et coll. [64]
dans la région de Tiébissou en Côte d'Ivoire et à celui de 900/0 rapporté par
PENALI et coll. [44] dans le département de Danané à l'Ouest de la Côte
d'Ivoire. Un taux de prévalence plus bas (63%) avait également été trouvé par
VILLON et coll.[65] à la Martinique en 1983.

59
Notre taux est comparable à celui de 94,30/0 trouvé par GARIN et coI1.[16]
au Gabon oriental et à celui de 920/0
trouvé par BOUREE et coll. [8] en
Amazonie péruvienne en 1984 .Ce taux très élevé s'explique sans doute par les
conditions géoclimatiques favorables, mais surtout par une mauvaise hygiène
fécale.
Au Rwanda en 1983, SCAGLIA et coll. [57] avaient trouvé chez les
ethnies pygmoïdes, un taux de prévalence de 100%. Il est vrai que l'isolement de
ces ethnies dans une forêt sans installation sanitaire favorise la transmission des
parasitoses intestinales, mais sachant que nos résultats ont été obtenus à partir
d'un prélèvement unique, il n'est pas exclu que la totalité de notre échantillon soit
aussi parasitée.
VIII.2.l.l. La prévalence des parasitoses intestinales
selon le village
Notre étude a montré des taux de prévalence globale très élevés dans les
15 villages examinés. En effet, la circulation entre les différents villages est fluide
et les échanges permanents (marchés, obsèques, groupes d'entraide agricole, etc.)
faisant du département un seul bloc homogène en ce qui concerne les parasitoses
intestinales.
VIII.2.l.2. La prévalence des parasitoses intestinales
selon le sexe et l'âge
Nous n'avons pas trouvé de différence statistiquement significative entre les
deux sexes. PENALI à Danané en Côte d'Ivoire [44], RIPERT et coll. au
Cameroun [53] et ZAN à Bagré au Burkina Faso [67], aboutissent au même
constat.
La tranche d'âge comprise entre 65 et 74 ans apparaît la plus affectée.
RIPERT et coll. [54] avaient constaté une recrudescence des parasitoses
intestinales après 50 ans dans la ville de Guadaloupé.
VIII.2.l.3. La prévalence des parasitoses intestinales
selon les activités professionnelles
Notre enquête ne montre pas de différence significative dans l'infestation
des sujets pratiquant une activité et ceux ne la pratiquant pas. Pour notre
population d'étude, l'exercice d'une activité professionnelle n'est jamais exclusif
et une pollution importante de l'environnement amenuise encore les différences
d'exposition.

GO
VIII.2.1.4. La prévalence des parasitoses intestinales
selon la provenance de l'eau de boisson.
Globalement, il n' y a pas de différence significative de la prévalence entre
les sujets consommant de reau de forage et ceux consommant de l'eau provenant
d'autres sources. TIENDREBEOGO [60J n'avait également pas noté de différence
significative entre les écoliers utilisant de l'eau courante et ceux utilisant de l'eau
d'autres sources.
Cependant, lorsqu'on examine la prévalence selon les différentes sources
de façon détaillée, deux remarques importantes retiennent notre attention:
-la prévalence baisse avec l'amélioration de la qualité de l'eau;
-il existe une différence statistiquement significative de la prévalence
entre les sujets consommant de l'eau d'un puits traditionnel (sans margelle ni
buse) (97,2%) et les sujets qui n'en consomment pas (89,6%); il est probable que
l'eau de ces puits dépourvus de protection et souvent à proximité des concessions
soit la plus contaminée.
VIII.2.1.5. La prévalence des parasitoses intestinales
selon le lieu de défécation
Nous n'avons pas trouvé de différence statistiquement significative de la
prévalence des parasitoses intestinales entre les sujets déféquant dans des latrines
et les sujets déféquant dans d'autres endroits.
KOFFI en Centrafrique [27], n'avait pas noté d'influence de cette différence
de comportement sur la prévalence des parasitoses intestinales.
TIENDREBEOGO à Ouagadougou [60] avait fait la même remarque.
Dans notre étude, seulement 14,5% des sujets étudiés ont accès aux
latrines. Encore, faudrait-il que ceux-ci les utilisent correctement. Dans tous les
cas, la majorité des sujets qui n'y ont pas accès déposent leurs excrétas au sol qui
soumettent alors l'ensemble de la population au même risque d'infestation.
VIII.2.2. La prévalence des protozooses intestinales
VIII.2.2.!. La prévalence globale des protozooses
intestinales.
Les protozooses occupent la première place au sein des parasitoses
intestinales avec un taux d'infestation de 84,5% de notre échantillon.
SCAGLIA et coll. [57] avaient trouvé un taux égal au nôtre au Rwanda
chez les sujets d'ethnie Batwa vivant d'agriculture, de petit d'élevage et d'artisanat
dans un climat chaud et humide comme celui réalisé à Dissin en saison pluvieuse.

61
TIENDREBEOGO [601 avait trouvé Wl taux de prévalence de 54,1 % à
Ouagadougou, inférieur au nôtre, mais dans des conditions de salubrité jugées
acceptables par lui-même.
GARIN et coll. [16] avaient trouvé un taux de 73,2% au Gabon oriental
dans une population essentiellement rurale.
Nous n'avons pas trouvé Wle influence significative du sexe et de l'âge sur
la prévalence des protozooses intestinales. Il en est de même pour SCAGLIA
[571 et TIENDREBEOGO [60].
Il ne semble pas y avoir de différence significative de prévalence entre les
sujets consommant de l'eau de forage et les sujets consommant de l'eau d'autres
sources. Cependant la plus forte prévalence a été, là encore, trouvée chez les
sujets
consommant
de
l'eau
d'un
puits
non
protégé
qui
apparaissent
significativement plus infestés (P<0,01) que les sujets ne consommant pas de
cette eau.
Les autres facteurs (village, lieu de défécation, activité professionnelle)
semblent peu influencer la prévalence des protozooses intestinales.
VIII.2.2.2. Les prévalences spécifiques des protozooses
intestinales
Entamoeba coli
C'est le protozoaire le plus fréquemment retrouvé : 71 % des cas dans notre
échantillon. TIENDREBEOGO à Ouagadougou [60], BOURBE et coll. en
Amazonie péruvienne [8], SCAGLIA chez les Batwa au Rwanda [51] et ZAN à
Bagré [61] avaient trouvé respectivement des taux de 38,5%, 50%, 84,8% et
14,3% . Il s'agit certes d'une amibe non pathogène, mais sa prévalence élevée
reflète la pollution fécale de l'environnement.
Entamoeba histolytica
Pour ce parasite, nous avons trouvé un taux de positivité de 20,3 % de
notre échantillon. Ce taux. est nettement plus élevé que celui de 15,3% trouvé par
TIENDREBEOGO [60] à Ouagadougou. Cette différence s'explique là encore
par l'insalubrité re1ative de notre environnement d'étude. En zone de forêt,
SCAGLIA M. et coll au Rwanda [51], avaient trouvé un taux de 44,6%.

62
Giardia intestinalis
Nous avons trouvé un taux de positivité de 20% dans notre étude. Ce taux
a sans doute été sous-estimé en raison des périodes muettes de cette parasitose.
Cependant ce taux est supérieur à celui de 14,5% trouvé par URBANI et
coll. dans la vallée du fleuve Sénégal en Mauritanie [63] et à celui de 14% trouvé
par PENOT et coll. en Amazonie Colombienne [46]. BOURBE et coll avaient
trouvé un taux de 17% en Amazonie péruvienne [6]. TIENDREBEOGO avait
trouvé un taux de prévalence de 1,2% à Ouagadougou [60].
Il s'agit d'une parasitose cosmopolite dont les variations importantes de
prévalence
s'expliquent
par
celles
des
conditions
locales
de
vie
et
d'environnement.
Trichomonas intestinalis
Trichomonas intestinalis a été trouvé chez 8,7% des sujets examinés. Une
sous-estimation est possible car ce parasite se présente uniquement sous forme
végétative et un examen coprologique un peu tardif peut ne pas le retrouver.
Néanmoins, ce taux est nettement supérieur à celui de 1% trouvé par
TIENDREBEOGO à Ouagadougou [60]. ADOU BRYN et coll. [I], faisant un
bilan de 5 ans d'examens coprologiques à Abidjan, avaient trouvé un taux de
positivité de 4,4%.
VIII.2.2.3. La prévalence de chaque protozoose
intestinale selon le village
Les résultats obtenus concernant l'amibiase et la giardiase sont très
variables selon les villages. Cependant en l'absence de données géographiques
(sols, points d'eau, densité de la population) et socio-économiques propres à
chaque village, il est impossible d'interpréter de façon scientifique ces variations
observées.
Pour le cas particulier de la trichomonase intestinale, l'absence de
trichomonas intestinalis dans les prélèvements provenant de Bilbalè, Kouletéon,
Kpomane et Zodoun-Tampono pourrait s'expliquer par le retard à l'examen de ces
prélèvements en raison de l'éloignement géographique de ces village du Centre
Médical de Dissin, ce parasite se présentant uniquement sous forme végétative.
VIII.2.2.4. La prévalence de chaque protozoose
intestinale selon le sexe et l'âge
Le sexe ne semble pas influencer de façon significative la prévalence des
différentes protozooses intestinales. TIENDREBEOGO [60] avait fait le même
constat.

63
En ce qui concerne l'âge, la différence entre les différentes classes d'âge
apparaît significative pour Entamoeba coli (p= 0,017) et Entamoeba histolytica
(p=0,025) avec des prévalences plus faibles chez les sujets plus jeunes (15 à 34
ans) que chez les sujets plus âgés. On peut penser quelles sujets plus jeunes sont
un peu plus rigoureux sur le plan de l'hygiène alimentaire par rapport aux sujets
âgés.
TIENDREBEOGO [60] n'avait pas noté d'influence de l'âge sur la
prévalence des protozooses intestinales. Mais il faut noter que son échantillon
était plus homogène sur le plan de l'âge (des écoliers exclusivement, de 5 à 15
ans).
VIII.2.3. La prévalence des helminthiases intestinales
VIII.2.3.1. La prévalence globale des helminthiases
intestinales
Nous avons trouvé un taux d'infestation de 72,6% de notre échantillon. Ce
taux est très élevé. Les études antérieures dans notre pays ont toujours trouvé des
chiffres bien plus bas : moins de 42,9% pour ZAN à Bagré [67], 10,2% pour
TIENDREBEOGO à Ouagadougou [60] ~ FAUCHER et coll [14], GBARY et
coll [17] ont trouvé aussi des chiffres inférieurs au nôtre. Ces résultats trouvés
dans des zones plus ou moins urbanisées, se prêtent peu à la comparaison avec
les nôtres. L'étude de ZAN faite en milieu rural, ne prenait en compte que
l'ankylostomose et l'anguillulose.
Dans des régions plus humides, des prévalences plus élevées ont été
observées: 75% par VIENS dans la région de Tiébissou au centre de la Côte
d'Ivoire [64], 94,3% par RIPERT dans 5 villages au Cameroun [52].
Nous n'avons pas trouvé de différence statistiquement significative de la
prévalence des helminthiases selon l'âge. Il en est de même pour le sexe.
Cependant les ferrnnes apparaissent plus fréquemment ilûestées que les hommes.
Cette même constatation a été faite par RIPERT [52], HAUMONT [22] et ZAN
[67]. On pourrait rapprocher cela au fait que les femmes, par leurs activités
quotidiennes aux bords des puits et des marigots, sont plus souvent en contact
avec les parasites à pénétration transcutanée que les hommes .Nous n'avons pas
noté de différence significative pour ce qui concerne l'origine géographique.
Par rapport aux activités professionnelles, nous avons observé le taux
d'infestation le plus élevé chez les sujets prenant part aux travaux agricoles.

Dans notre étude, les sujets utilisant des latrines sont significativement
moins infestés (69,5%) que les sujets déféquant en dehors des latrines (90,9°1Ô),
(p= 0,006). En effet, lorsqu'il n'y a pas de latrines, les habitants d'une même
concession défèquent dans un endroit commun qui est soit un buisson, un fourré,
soit la limite entre deux champs , ou tout simplement derrière la case surtout pour
les plus jeunes. Et comme ces sujets se rendent dans ces endroits très pollués le
plus souvent pieds nus, il n'est pas étonnant de constater qu'ilss soient les plus
infestés.
VIII.2.3.2. La prévalence spécifique de chaque
helminthiase
L'ankylostomiase
Avec un taux de prévalence de 59,4%,elle occupe ooe place importante au
sein des parasitoses intestinales puisqu'elle a été diagnostiquée chez plus de la
moitié des sujets parasités et représente l'helminthiase la plus fréquemment
rencontrée. Notre taux est nettement supérieur à ceux trouvés dans le pays au
cours d'autres études [14,17,60,67]; mais ces études étaient faites soit en milieu
urbain [17,60], soit dans une zone moins arrosée que la notre [14,67].
Dans les environs de Bamako au Mali, comparables à notre zone d'étude
par la pluviométrie et l'activité agro-pastorale, ROUGEMONT et coll [55]
avaient trouvé un taux de prévalence de 50%).
Notre taux est proche des 53,6% trouvés par HAUMONT et coll. [22] dans
la vallée de Kadéi (Cameroun) et de celui de 64% trouvé par TESFAYE et coll.
en Ethiopie [59].
Les études faites en Côte d'Ivoire montrent des prévalences variables de
22à 91 % en fonction des régions [13,38,64].
Le sexe et l'âge ne semblent pas intervenir de façon significative dans la
prévalence de l'ankylotomiase dans notre étude. Il en est de même pour
HAUMONT et coll.[22] alors que les femmes étaient nettement plus touchées
que les hommes selon les travaux de BOURBE au Pérou [8] et de VILLON en
Martinique [65]. En fait, ce sont les habitudes locales (division du travail, port ou
non de chaussures, etc...) qui conditionnent la distribution par sexe et par âge de
cette parasitose très fréquente et spoliatrice en zone tropicale [45].

69
VIII.2.6 Les signes fonctionnels des sujets parasités.
Les douleurs abdominales
Les douleurs abdominales constituent le symptôme le plus fréquemment
signalé dans les antécédents des sujets parasités. KOFFI [27] avait trouvé une
forte prévalence d'helminthiases chez les sujets présentant des douleurs
abdominales.
L'examen
des
valeurs
prédictives
positives
révèle
que
sa valeur
d'orientation est importante dans les parasitoses telles que l'ankylostomose,
l'ascaridiose, l'amibiase et la giardiase.
Les troubles du transit intestinal
La diarrhée, la constipation ou leur alternance sont aussi des manifestations
fréquemment signalées par les sujets parasités. Les plus fortes valeurs prédictives
positives ont été trouvées dans les protozooses, l'ankylostomose et l'ascaridiose.
Les autres signes
Le vomissement ou son équivalent mineur, la nausée et le prurit ont été
plus rarement signalés. Ils ont en général une faible valeur d'orientation en dehors
du prurit anal pour l'oxyurose (VPP= 49%).
VIII.2.7 Les signes physiques retrouvés à l'examen des sujets
parasités
Les lésions de grattage constituent l'élément clinique présomptif le plus
important.
Quoique fréquemment retrouvés au cours de notre étude, la pâleur conjonctivale
et la splénomégalie n'ont qu'une faible valeur d'orientation dans les parasitoses
intestinales. En zone d'endémie palustre, ces signes orientent plutôt vers
l'étiologie paludéenne. Il en est de même de la fièvre.
VII.2.S. La consistance des selles des sujets parasités
Notre étude montre que les selles de toute consistance peuvent contenir des
parasites intestinaux.
Cependant les selles pâteuses, liquides ou glaireuses orientent plus vers des
protozooses intestinales (VPP entre 27,6% et 47,60/0).

70
Il
IX. CONCLUSION
Il

71
Les parasitoses intestinales sont fréquentes dans le département de Dissin.
Notre étude a mis en évidence un taux de prévalence globale de 94,8 % chez
l'adulte avec une prédominance des ankylostomes panni les helminthes et
d'Entamoeba coli panni les protozoaires. L'importance majeure de ces parasites
dont le cycle biologique relie au péril fécal traduit la pollution importante de
l'environnement.
Le polyparasitisme est également fréquent et réprésente 76,9 % de
l'ensemble des résultats positifs.
Cette importance du parasitisme, outre les conditions géoclimatiques
favorables au développement des parasites, s'explique par plusieurs facteurs:
-la mauvaise hygiène individuelle,
-la pollution fécale de l'environnement,
-l'insuffisance des sources d'eau potable,
-les activités professionnelles à risque.
Sur le plan clinique, les manifestations fonctionnelles sont fréquentes chez
les sujets parasités avec une prédominance des troubles digestifs. Les signes
physiques retrouvés à l'examen des sujets parasités ne sont pas spécifiques.

72
Il
x. SUGGESTIONS
Il

73
A l'issue de la présente étude, nous fonnulons les suggestions suivantes:
- à l'endroit du Ministère de la Santé et des responsables sanitaires du
département:
.renforcer l'éducation pour la santé dans le département de Dissin par
l'organisation périodique de causeries-débats dans les villages, par des séances de
sensibilisation des responsables coutumiers villageois.
.organiser des campagnes périodiques de traitement de masse.
- à l'endroit du Ministère de l'Eau et de l'Environnement:
-promouvoir les mesures d'assainissement de l'environnement
notamment en facilitant l'acquisition de matériaux de construction de latrines et la
sensibilisation de la population à l'usage de ces latrines.
-doter la population du département de Dissin de sources d'eau
potable en nombre suffisant et encourager la protection des puits déjà en usage.

7~
Il
XI. RESUME
Il

75
Dans le but de détenniner le profil épidémiologique et clinique des
parasitoses intestinales chez l'adulte dans le département de Dissin, une enquête a
été menée d'Août à Septembre 1997.
Les sujets ont été sélectionnés par échantillonnage en grappes à deux
niveaux, l'unité de grappe étant constituée de 17 personnes. Au total trois cent dix
(310) sujets ont été examinés.
Le taux de prévalence globale des parasitoses intestinales était de 94,8 %.
Les protozooses et les helminthiases avaient des taux de prévalence respectifs de
84,5 % et 72,6 %. Le polyparasitisme était fréquent: 76,9 % des sujets parasités
portaient au moins deux parasites différents.
Sur le plan clinique, les troubles digestifs étaient les principales plaintes
des sujets parasités. Les signes physiques retrouvés n'étaient pas spécifiques des
parasitoses intestinales.
Les facteurs favorisant ces parasitoses intestinales étaient:
la mauvaise hygiène individuelle,
la pollution fécale de l'environnement,
l'insuffisance de sources d'eau potable,
et les activités professionnelles à risque.
Au terme de cette étude, nous avons fonnulé des suggestions visant à
diminuer la prévalence des parasitoses intestinales dans le département de Dissin.

76
In order to detennine the epidemiological and clinical profile of adults
intestinal parasitic infections in Dissin department, a survey was canied out from
August to September 1997.
The subjects where selected by range in cluster at two levels, the cluster
unit being made up of 17 people. AlI in aH three hundred and ten (310) subjects
where examined.
The global prevalence rate of intestinal parasitic infections was 94,80/0. The
respective prevalences rate of protozoa infections and helminths infections were
84,50/0 and 72,50/0. Polyparasitism was frequent : 69,90/0 of infected subjects
canied at least two different parasites.
From the clinical viewpoint, digestive troubles were t:œ main complaints of
infected subjects. Physical signs found were not specifie for intestinal parasitic
infections.
The favourable factors of these intestinal parasitic infections were :
-the bad individual hygiene
-the faecal pollution of environment
-the inadequacy of drinking water sources
-and the risky professional activities.
At the close ofthis study, we fonnulated sorne suggestions in order to
decrease the prevalence of intestinal parasitic infections in Dissin department.

77
XII. BIBLIOGRAPHIE
Il

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technique de Kato pour les enquêtes de masse. Méd. Trop. 1974; 34: 29-36.

83
56. ROUX 1., SELLIN B. avec le concours technique de Messieurs HIEN M.
GUEGUEDOGO F., TRAORE D., OUARI B. L'endémie bilharzienne dans la
région du port de San-Pedro (Côte d'Ivoire). Rapport ronéotypé. Section
parasitologie, Centre Muraz. Doc. Tech. O.C.C.G.E.,1972~ n05199.
57. SCAGLIA M., GATTI S., MALFITANO A., STROSSELI M., BRUSTIA R.
Incidence des parasitoses intestinales chez les ethnies pygmoïdes Batwa et Hutus
au Rwanda. Bull. Soc. Path. Ex. 1983~76: 818-824.
58. SOMB D.J.Contribution à l'étude phonologique du Dagara. Mémoire de
maîtrise de linguistique. Nice 1975.
59. TESFAYE B., FISSEHA H.M, TEKOLA E. and AMARE D. Prevalence of
hookworm infection and its association with low haematocrit among resettlers in
Gambela, Ethiopia. Transactions of the Royal Society of Tropical Medicine and
hygiene, 1992~ 86: 184-186.
60. TIENDREBEOGO S.R.M. Parasitoses intestinales et bilharziose urinaire en
milieu scolaire dans la ville de Ouagadougou (Burkina-Faso). Thèse de médecine.
Ouagadougou 1992.
61. TROTOBAS J., ROUX J, SELLIN B., SIMONKOwrCH E., SALES P. Etat
actuel de nos connaissances sur la répartition des bilharzioses urinaire et
intestinale sur la base des enquêtes effectuées par le Centre Muraz dans les pays
de l'O.C.C.G.E.(Afrique de l'Ouest) 1969 à 1976.
XVIIè Conférence tech de l'O.C.C.G.E. Bobo-Dioulasso du Il au 15 avril 1977.
62. TROTOBAS J., SELLIN B., SIMONKOwrCH E. avec la collaboration de
l'équipe de la section Parasitologie. Enquête polyparasitaire dans la région du
futur plan d'eau de Noumbiel sur la Volta Noire (République de Haute
Volta).Section Parasitologie Centre Muraz 1977.
Doc. Tech. O.C.C.G.E. 1977; n06384.
63. URBAN! C., TOURE A., HAMED A.O, ALBONICO M., KANE 1.,
CHEIKNA D., HAMED N.O, MONTRESOR A., SAVIOU L. Parasitoses
intestinales et schistosomiases dans la vallée du fleuve Sénégal en République
Islamique de Mauritanie. Méd. Trop., 1997~ (2),57: 157-160.

84
64. VIENS P., BEAL C.C, DOUCET 1. Essai de contrôle des hehninthiases et
d'évolution des protozoaires intestinaux dans deux localités du centre de la Côte
d'Ivoire (Tiébissou et Koubi). Méd. Afr. Noire. 1972~ 19 (6): 541-546.
65. VILLON A., FOULON G., ANCELLE R., NGUYEN N.Q, MARTIN-
BOUYER G. Prévalence des parasitoses intestinales en Martinique. Bull. Soc.
Path. Ex. 1983; 76: 406-416.
66. WERY M. Protozoologie médicale. Bruxelles: Edition De Boeck et Larcier
S.A 1995: 273.
67. ZAN S. Enquête sanitaire de base dans la zone d'aménagement hydro-agricole
et hydro-électrique de Bagré.
A propos d'une étude sur les schistosomiases et les autres parasitoses intestinales
majeures (liées à l'hygiène de l'eau). Thèse de médecine. Ouagadougou 1992.

ANNEXES

ANNEXE 1
ENQUETE SUR LES PARASITOSES INTESTINALES EN lVIILIEU RURAL
A DISSIN
FICHE D'ENQUETE N° ...
Grappe:
1 RENSEIGNEMENTS GENERAUX
Nom et prénoms:
Sexe :
Age:
Village :
Activités professionnelles exercées:
agriculture:
oui
()
non
()
élevage:
oui
()
non
()
préparation de dolo: oui ()
non
()
commerce :
oui
()
non
()
autres :
oui
()
non
()
préciser:
II RENSEIGNEMENTS SUR LES FACTEURS DE RISQUE
Se lave les mains avant chaque repas:
OUI
( )
non
( )
Evite les aliments souillés :
OUI
( )
non
( )
Utilise des latrines :
OUI
( )
non
( )
Marche souvent pieds nus
OUI
( )
non
( )
Provenance de l'eau de boisson:
marigot:
OUI
( )
non
( )
puits traditionnel :
OUI
( )
non
( )
puits moderne :
OUI
( )
non
( )
forage:
OUI
( )
non
( )
autres:
OUI
( )
non
( )
III RENSEIGNEMENTS CLINIQUES
1) Signes fonctionnels au cours des 15 derniers jours précédents l'examen
SIGNES
PRESENTS
ABSENTS
nausées-vomissement
( )
( )
diarrhées-constipation
( )
( )
douleurs abdominales
( )
( )
prurit anal
( )
( )
prurit généralisé
( )
( )
2) Signes physiques
SIGNES
PRESENTS
ABSENTS
pâleur conjonctivale
( )
( )
splénomégalie
( )
( )
lésion de grattage
( )
( )
Température (OC) :

IV EXAMENS PARASITOLOGIQUES
1) Aspect des selles
2) Protozoaires
Entamoeba histolytica :
FV:
OUl
( )
non
()
Kystes:
OUl
( )
non
()
Entamoeba coli :
FV:
OUI
( )
non
()
Kystes:
OUl
( )
non
()
Trichomonas intestinalis :
OUl
( )
non
( )
Autres:
OUl
( )
non
( )
Préciser:
3) Helminthes
PARASITES
PRESENTS
ABSENTS
Ascaris
( )
( )
Ankylostomes
( )
( )
Trichocéphale
( )
( )
Schistosoma mansoni
( )
( )
Taenia saginata + solium
( )
( )
Hymenolepis nana
( )
( )
Anguillules
( )
( )
Oxyure
( )
( )

ANNEXE 2
LISTE DES VILLAGES, POPULATIONS ET LOCALISATION DES
GRAPPES

Villages
Population
Effectifs cumul
Grappes
1. Bagane
1660
1660
G1
2. Benvar
1394
3054
G2G3
3. Bilbalè
1115
4169
G4
4. Dakolé
1175
5344
G5
5. Dissin
5514
10858
G6G7G8
(Commune)
G9G10
6. Done
1186
12044
G11
7. Gora
946
12993
G12
8. Kankampèlè
935
13929
G13
9. Kokolibou
925
14853
G14
10. Korgnegane
994
15847
Il. Kouletéon
981
16828
G15
12. Kpomane
957
17785
G16
13. Kpoperi
889
18674
G17
14. Mou
2386
21060
G18G19
15. Nakar
4206
25266
G20G21
G22G23
16. Namare
249
25515
17. Natietéon
184
25699
18. Navrikpè
2553
28252
G24G25
19.0uizine
628
28880
G26*
20. Saala
1174
30054
G27*
21. Tangsebla
815
30869
G28
22. Toleper
377
31246
23. Zodoun-tampouo
2570
33816
G29G305
(LN.S.D. Recensement administratif de 1996)
Pas de grappe = 1127
Nombre au hasard = 88

Lu et approuvé
Lu et approuvé
Le Directeur de Thèse
-1.>'4 l--, RAo~